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Transition au Mali : Le Conseil de sécurité exige le respect du délai de 18 mois

Le Conseil de sécurité des Nations unies s’est prononcé, en début semaine, sur la transition en cours au Mali. Il oppose un « niet catégorique » quant à une éventuelle prorogation du délai de 18 mois.

La situation sécuritaire et politique du Mali était au cœur de la session du 31 août dernier du Conseil de sécurité des Nations Unies. L’organisation onusienne a rejoint le cadre d’échange des partis politiques qui demande le respect de la Charte de la transition.

Bien que le Premier ministre ait déclaré, lors d’un cadre de concertation avec la classe politique, qu’il n’a jamais parlé de prorogation de la transition, les nombreux observateurs de la scène politique malienne continuent d’émettre des réserves sur les intentions des autorités de la transition sur le respect du délai de la transition. Et c’est ce qui semble motiver cette déclaration du Conseil de sécurité des Nations Unies, qui se déclare « gravement préoccupé par la poursuite de la dégradation de la situation politique au Mali, à la suite de la mutinerie du 18 août 2020 et de la violation de la charte de transition du 24 mai 2021 ».

En condamnant les deux coups d’Etat, le Conseil de la sécurité a réitéré son attachement à la mise en place de dispositions relatives à la Charte de transition, un plan d’actions pour la transition et un calendrier électoral, rendu public le 15 avril 2021.

Aussi, il exhorte toutes les parties prenantes maliennes à faciliter la pleine réalisation de la transition politique et le transfert du pouvoir aux autorités civiles élues.

Pour ce faire, le Conseil de sécurité insiste auprès des autorités maliennes à mettre en place des dispositions concernant l’organisation de l’élection présidentielle le 27 février 2022, conformément au calendrier électoral, durant la période de transition de 18 mois qui a été décidée.

Par ailleurs, l’organisation onusienne se dit opposer à une candidature du président de la Transition et du Premier ministre de la Transition. « Ils ne devraient en aucun cas être candidats à la prochaine élection présidentielle », a-t-il prévenu.

Sur un tout autre plan, le Conseil de sécurité a réaffirmé son attachement à la souveraineté, à l’unité et à l’intégrité territoriale du Mali comme prévues dans l’accord pour la paix et la réconciliation issue du processus d’Alger.

C’est pourquoi l’organisation a clairement indiqué qu’il incombe aux autorités maliennes d’assurer la stabilité et la sécurité sur l’ensemble du territoire malien.

Soulignant la prise en main des initiatives en faveur de la paix et de la sécurité, le Conseil de sécurité exhorte vivement les autorités de la transition au respect des dispositions de l’Accord pour la paix et la réconciliation au Mali.

Sue la question, il dit rester fermement attaché à son application, « un gage pour parvenir à une paix et une stabilité à long terme au Mali ».

Dans la même dynamique, le Conseil de sécurité affiche sa satisfaction relative à la Feuille de route actualisée concernant la mise en œuvre de l’Accord, aux efforts déployés par le Comité de suivi de l’Accord. Cependant, il a réaffirmé sa vive impatience face aux retards persistants pris par les parties dans l’application de l’Accord.

Pour le Conseil de sécurité, les retards accusés contribuent à créer un vide politique et sécuritaire qui compromettent la stabilité et le développement du Mali.

Signé il y a six ans, entre les autorités maliennes et les groupes armés qui sévissent au Nord du pays, l’application de l’accord peine à donner des résultats escomptés tant les maigres avancements dans sa mise en œuvre n’arrivent toujours pas à conjurer les attaques meurtrières contre les populations civiles et les militaires.

Seydou Diarra

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