Politique

Transition au Mali : La Synergie 22 attire l’attention de l’exécutif sur la tenue des réformes et le respect du délai

Pour l’an un de la Transition, les responsables de la Synergie 22 étaient face à la presse, le week-end dernier, exprimer ses inquiétudes et attirer l’attention de la Transition sur la nécessité d’accélérer les réformes.

Un an après l’installation des institutions de la transition, les missions assignées aux autorités par la Charte peinent à voir le jour. Cette situation inquiète la Synergie 22 des organisations de la société civile, qui demande l’accélération des réformes et le respect du délai de la transition.

Dans une déclaration lue par son porte-parole, principal conférencier, Dr Ibrahim Sangho, la Synergie 22 dit avoir constaté pendant la première année de la transition des avancées uniquement sur la mise en place des institutions et les deux présentations du Plan d’action du gouvernement respectivement par l’ancien Premier ministre, Moctar Ouane et l’actuel Choguel Kokala Maîga.

A part ces minces avancées, les organisations membres de la Synergie 22 relèvent des inquiétudes alarmantes dans la mise en œuvre des missions assignées à la Transition conformément à l’article 2 de la Charte.

Cette disposition de la Charte demande aux autorités de procéder dans un délai de 18 mois entre autres : « au rétablissement et au renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire, au redressement de l’Etat et à la création des conditions de base pour la refondation, à la promotion de la bonne gouvernance, à la refonte du système éducatif, à l’adoption d’un pacte de stabilité sociale, au lancement du chantier des réformes politiques, institutionnelles, administratives et électorales, à l’organisation des élections générales et l’application de l’accord d’Alger ».

Douze mois après, les réalisations de la Transition restent en deçà des attentes de la population. Au contraire, dénonce-t-il, l’insécurité a pris de l’accesseur avec les attaques perpétrées par les groupes armés djihadistes contre les civils et les militaires au Centre et au Nord du pays, les réformes peinent à se réaliser, les violations des droits de l’homme sont devenues monnaie courantes avec les arrestations et les séquestrations arbitraires et sans aucune garantie sur la tenue des élections devant mettre fin à la transition le 22 mars 2022.

De quoi inquiéter la Synergie 22, qui à travers son porte-parole, Ibrahima Sangho, s’interroge sur la volonté manifeste des autorités pour un retour à l’ordre constitutionnel dans le délai prescrit.

Malgré ce retard accusé, la Synergie estime que le reste des six mois sont suffisants pour tenir les réformes à minima. Elle dit s’opposer à toute initiative de prolongation du délai de la transition.

« Les autorités maliennes se spécialisent de plus en plus dans le non-respect de ses propres engagements. Les autorités actuelles doivent respecter leur engagement en évitant de prolonger la transition. Toute initiative contraire expliquerait leur incompétence à diriger le pays », s’insurge Mme Adam Dicko, membre de la Synergie 22.

Seydou Diarra    

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