Société

SERVICE PÉNITENTIAIRE : la synergie des sections syndicales appelle à la grève dans les prisons

Suite aux échecs des négociations entre le gouvernement et les syndicats des surveillants de prison, la Synergie des sections syndicales des surveillants de prison, affiliées à l’UNTM, CDTM et CSTM, entament une grève de 4 jours à partir de ce mardi 17 au vendredi 20 novembre 2020.

La synergie des sections syndicales des surveillants de prison avait déposé un préavis de grève de 4 jours auprès du gouvernement pour satisfaire à ses revendications corporatistes. Cette grève est entrée en vigueur, ce mardi 17 novembre 2020, sur toute l’étendue du territoire. Hier dans plusieurs prisons du Mali, le mouvement a été suivi.

« Globalement et après les échos qui nous parviennent, nous pouvons dire que nous avons réussi à 80%, malgré les tentatives de démobilisation par certaines personnes du secteur. Nous voulons nous faire entendre par ce mouvement, car notre corps est abandonné par les autorités. Or, ils doivent savoir que nous nous sacrifions pour la sécurisation des grands bandits et terroristes. Notre travail n’est pas facile, c’est pourquoi le combat va continuer jusqu’à la satisfaction de nos doléances. Personne ne viendra faire cette lutte à notre place. Nous demandons donc à tous nos militants de se mobiliser pour suivre massivement la grève », a déclaré le secrétaire général de la section syndicale des surveillants de prison, affiliée à l’UNTM, le commandant Abdoulaye Fofana. Les trois syndicats des surveillants de prison exigent la mise en application du Statut fonctionnaire du cadre de service pénitentiaire et de l’éducation surveillée.

« Dans l’apparence, ce sont des revendications sociales normales. Il s’agit d’une action politique commandée par des hommes politiques aux abois. Nous n’accompagnons aucun parti pour la conquête du pouvoir, mais appelons à combattre la violation de la constitution par les plus hautes autorités » a dénoncé M. Fofana.

Pour le lieutenant Daouda Konaté, SSSP affilié à la CDTM, « la lutte sera rude, mais avec la détermination nous allons aboutir aux objectifs ». Toutefois, le lieutenant Daouda Konaté invite l’ensemble du personnel de la surveillance des services pénitentiaires et de l’éducation surveillée a respecté les consignes édictées par la synergie des sections syndicales des surveillants de prison.

Pour amener le gouvernement à réagir, la synergie entend expérimenter une nouvelle forme de grève dans les jours à venir.

« Si rien n’est fait cette fois-ci, nous appellerons les travailleurs des surveillants de prison à engager ce qu’on appelle une grève perlée. C’est-à-dire ne plus se soucier de leur assiduité au travail, ne venir que quand ils en ont les moyens », détaille un des secrétaires généraux des surveillants de prison.

Adama Diabaté

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