Société

Responsabilité sociétale de l’entreprise : le financement de la transition énergétique sollicité

Le Centre international pour le conseil et la formation (CICF) a organisé, le samedi 26 juin 2021, à son siège, sis à Faladié, la 5è édition de son Café « Responsabilité sociétale de l’entreprise » (RSE) dont le thème central était « la transition énergétique, l’agriculture, les infrastructures et les industries ».

Cette 5è rencontre a réuni autour du cabinet du Centre international pour le conseil et la formation (CICF) dirigé par Mme Berthé Minian Bengaly, les institutions bancaires, les établissements financiers, des acteurs du monde rural, etc.

Pour la coordinatrice du CICF, l’objectif de ce café est de réunir des acteurs concernés pour échanger entre eux sur les questions de développement durable, méconnues du public, des organisations voire des autorités.

« Contrairement aux pays développés, c’est une minorité d’acteurs qui est concernée par la question de changement climatique dans les pays en voie de développement. Ces derniers viennent à peine de commencer à chercher de solutions alternatives au fléau ».

Aussi, dira Mme Berthé, à l’issue de la session, il sera produit un rapport et des recommandations qui seront mis à la disposition des autorités maliennes pour amorcer des solutions pratiques concernant la transition énergétique, la modernisation de l’agriculture, des infrastructures adaptées et des industries propres pour un coût supportable des prix.

Pour la Coordinatrice, « la transition énergétique n’est plus un choix, mais une obligation pour notre pays. Le CICF proposera des produits bancaires innovants, à l’issue de ces échanges, pour permettre aux acteurs de trouver des solutions alternatives et innovantes relatives à la transition énergétique, et à l’agriculture ; ainsi que des bâtiments, infrastructures et des routes durables ».

Pour ce faire, elle a invité les banques maliennes, le CICF, à souscrire au Fonds vert en vue de faciliter le financement des projets durables.

Le forum a permis aux participants d’échanger et de faire des propositions autour des thématiques. Il est ressorti des discussions la problématique énergétique, des matériels de construction, de l’accès des paysans aux intrants pour une agriculture durable.

Le représentant de l’AMADER (Agence malienne pour le développement de l’énergie domestique) a déploré le déficit énergétique de notre pays qui freine la bonne marche des autres secteurs touchés lors de ce café.

Il a encouragé l’initiative transition énergétique, à travers la multiplication des sources énergétiques, notamment les centrales hydriques, pour sortir notre pays de ce bourbier sachant que la production énergétique du Mali tourne autour de 500 mégawatts. Il a dénoncé le faible taux d’électrification rurale qui est de 1% seulement.

Mme Kéita Aida M’Bo, ancienne ministre de l’Environnement, a vivement salué l’initiative du CICF et invité tous les acteurs bancaires de promouvoir les financements des projets durables pour protéger l’environnement et booster le développement de notre pays.

Les participants notamment les financiers, par la voix de leur Porte-parole, le représentant de l’APBF, Moustaph Sarré, ont surtout sollicité l’accompagnement des autorités pour minimiser les risques de financement des projets à travers l’application des différentes politiques adoptées dans le domaine du développement durable.

Selon M Sarré, les banques ont enregistré au cours de l’exercice précédent, environ 400 milliards de FCFA de perte, la plupart dans le cadre du financement des projets à travers le pays.

  1. D.

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