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Réseau Ouest africain pour la surveillance des élections : Le président d’APEM fait la restitution du Symposium d’Accra

Le réseau Appui au processus électoral au Mali (APEM) a organisé, hier jeudi, une conférence de presse dont l’objectif était de faire la restitution des conclusions du Symposium du Réseau Ouest africain pour la surveillance des élections, sur le thème principal « La désinformation électorale et le contentieux électoral et l’observation », auquel son président, Dramane Diarra, a pris part, à Accra (Ghana) en mi-juillet dernier.

Selon le conférencier, Dramane Diarra, président de l’APEM, le Symposium du Réseau Ouest africain pour la surveillance des élections a réuni plusieurs réseaux d’observateurs du Continent africain.

« A travers ce symposium, les observateurs électoraux se sont engagés à signaler systématiquement les cas de désinformation électorale, à renforcer le cadre de collaboration de vérification des faits circulants sur les médias sociaux et à intensifier le plaidoyer visant à minimiser le phénomène », a-t-il souligné.

Ayant pris part au Symposium d’Accra, Dramane Diarra dit avoir fait le lien de la globalisation de la désinformation électorale sur les médias sociaux n’épargnant plus les grandes démocraties telles que les Etats Unis.

Aussi, a-t-il soutenu, les candidats à l’élection présidentielle de 2013 tels que Modibo Sidibé et Soumaïla Cissé, a-t-il cité, à titre d’exemple, « ont été victimes de la désinformation grotesques », malgré le statut de favori pour l’un.

Le conférencier a déploré les conséquences et les ravages de la désinformation électorale sur les médias sociaux qui sont en train de jouer sur la stabilité des processus électoraux du Continent.

Le président de l’APEM a profité de cette tribune pour rappeler quelques recommandations fortes du rendez-vous d’Accra.

« Les observateurs ont recommandé la création d’un Organe indépendant de contrôle contre la désinformation, de renforcer le cadre juridique sur la gestion les élections, le Code de la procédure pénale, des alliances avec les organisations de juristes, les lois sur les nouvelles technologies de l’information et de la communication, les lois organiques chargées du contentieux électoral… ».

Selon son président, le réseau Appui au processus électoral (APEM), spécialisé dans l’observateur des élections, a été créé en 1996.

Dramane Diarra a saisi cette occasion pour exprimer son souhait de voir des nouvelles réformes électorales adoptées avant les élections générales de 2022.

Il a aussitôt émis des réserves sur la création de l’organe unique aux élections estimant que le temps restant est insuffisant pour réaliser cette réforme.

« Les litiges électoraux au Mali ne sont pas d’ordre matériels, mais c’est généralement au moment de la proclamation des résultats », dira Dramane Diarra, qui pense que pour des raisons de calendriers, « il serait hasardeux de retirer l’organisation du scrutin aux administrateurs civils qui ont acquis une certaine maturité ».

Seydou Diarra 

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