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PUTSCH CONTRE IBK : Les premières annonces rassurantes de CNSP

Les membres du Comité national pour le salut du peuple (CNSP) promettent une transition civile et l’organisation des élections crédibles dans un bref délai convenu avec tous les acteurs socio-politiques du pays. Pour ce faire, un gouvernement restreint de 25 membres sera mis en place conformément aux recommandations du Dialogue national inclusif.

Aux termes de plusieurs mois de contestations des membres du M5-RFP, les militaires ont décidé de prendre leurs responsabilités en arrêtant le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita. Mais avant sa démission, IBK a annoncé, dans une déclaration à l’ORTM, la dissolution de l’Assemblée nationale et la démission du gouvernement.

Pour donner plus d’éclaircissements sur ses intentions et rassurer le peuple malien, le Comité national pour le salut du peuple (CNSP) qui a orchestré le putsch depuis la ville garnison de Kati, le mardi 18 août 2020 était sur le plateau de la télévision nationale.

Dans une déclaration lue tardivement, le porte-parole de la junte militaire, le colonel-major Ismaël Wagué, promet une transition civile et l’organisation des élections crédibles et transparentes dans un délai raisonnable convenu par tous les acteurs sociopolitiques du Mali. Un gouvernement restreint de 25 membres sera mis en place, conformément aux recommandations du DNI. Toutes les autres résolutions du Dialogue national inclusif seront prises en compte.

A cet effet, les militaires ont invité les politiques, la société civile, les groupes armés et plus particulièrement les  membres de la CMA et de la plateforme à les rejoindre pour  faire de la transition un succès.

Le CNSP rassure également l’opinion nationale et internationale que l’accord pour la paix et la réconciliation nationale issu du Processus d’Alger et tous les autres accords seront respectés. Des efforts seront faits pour la satisfaction des demandes catégorielles.

En attendant, les militaires instaurent un couvre-feu de 21 h à 5 h du matin et ferment  les frontières terrestres et aériennes  jusqu’à nouvel ordre.

La question que beaucoup de Maliens se posent est de savoir si la présidence de la transition reviendra à un civil. Les prochaines heures nous édifieront davantage si la jurisprudence Amadou Haya Sanogo est balayée dans ce cas précis d’un président, certes contesté, mais démocratiquement élu.

  1. Doumbia

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