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Propositions de sortie de crise de la CEDEAO

Des responsables politiques rejettent  et dénoncent « une violation de la Constitution »

Les propositions contraignantes du Sommet virtuel des Chefs d’Etat de l’organisation Ouest africaine ont été mal accueillies par plusieurs responsables des formations politiques, puis rejetées par le M5-RFP, qui  ont directement dénoncé  une violation de la Constitution du  Mali.

Les décisions prises lors du Sommet virtuel, le lundi dernier, par les Chefs d’Etats de l’organisation Ouest africaines à savoir l’exigence de   la « démission immédiate des 31 députés contestés, la recomposition rapide de la Cour Constitutionnelle » font couler beaucoup d’encre et de salive.

L’ancien ministre, non moins président du  parti de la CODEM, Housseini Amion Guindo, ne décolère pas et assène les propos : «  les propositions de la CEDEAO violent la constitution du Mali et sa souveraineté. Les députés de la CODEM ne démissionneront pas ».

Comme lui, le député adémiste élu en commune I du district de Bamako, Oualy Diawara proteste contre cette exigence de la CEDEAO qu’il qualifie de la violation de la loi fondamentale du Mali. Ce baron du parti de l’Abeille estime qu’ils vont rester dans la Constitution à savoir : ils  vont  rester dans le cadre du respect des résultats proclamés par la Cour Constitutionnelle. Pour lui, aucune disposition de la Constitution du Mali ne prévoit l’organisation des élections législatives partielles sauf en cas de décès d’un élu.

Cette position intransigeante adoptée par ces deux personnalités politiques et tant d’autres vont à l’encontre  des mesures entérinées par les dirigeants de la CEDEAO pour  la sortie de crise.

Le président Ivoirien, Alassane Ouattara, parle de la crédibilité de la CEDEAO  qui, selon lui,  est en jeu dans la gestion de  cette crise.  « Nous sommes du côté du peuple malien, mais nous ne sommes pas du côté du désordre », prévient-il, affirmant son soutien aux conclusions des médiateurs de la CEDEAO, qui exigent la démission immédiate des 31 députés contestés ou tout au moins leur suspension.  Lequel ne cache pas son adhésion pour l’idée d’organiser  l’élection d’un nouveau bureau de l’Assemblée nationale malienne et une Cour constitutionnelle recomposée.

Pour sa part, le M5-RFP à l’origine de la contestation qui demande le départ du Président  indique que  «  les décisions du Sommet des Chefs d’Etat de la CEDEAO reposent sur des approximations très improbables telles que la démission hypothétique de députés dont l’élection est contestée, l’injonction faite à M. Ibrahim Boubacar Keïta d’user de pouvoirs exceptionnels constitutionnels pour une reconstitution au forceps de la Cour constitutionnelle, la composition partielle d’un gouvernement, etc. »

En rejetant  ces conclusions dudit Sommet qu’il reproche de ne tenir compte de la profondeur et de la gravité de la crise sociopolitique,  le  mouvement contestataire du 5 juin persiste que «  elles ne correspondent aucunement aux attentes et aspirations du Peuple malien et surtout violent les lois et la Constitution du Mali que respectent le Mouvement ». De quoi ramener le M5-RFP à sa revendication principale « la démission du Président IBK et de son régime qui, d’après  les contestataires, portent l’entière responsabilité de cette sinistre perspective pour le Pays.

S.D.

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