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Pour le respect de la période transitoire : Une nouvelle sentinelle politique en gestation

Après leur agitation, suite à la nomination unilatérale de Dr Choguel Kokalla Maiga, du rang du M5-RFP, comme Premier ministre par le président de la Transition, Assimi Goïta, certains leaders de ce mouvement se proposent de créer un groupement politique pour s’ériger désormais en sentinelle pour le respect de la période transitoire. Il s’agit de l’Adema-PASJ, de l’APR et du PARENA de l’ancien ministre des Affaires étrangères, Tiébilé Dramé.

Pour le respect du délai accordé à la transition, soit 18 mois dont 9 mois se sont écoulés, des partis politiques s’organisent pour mettre en place un nouveau groupement politique. Il s’agit des partis Adema-PASJ, de l’APR et du PARENA, présidés respectivement par les anciens ministres Tiémoko Sangaré, Oumar Ibrahim Touré, et Tiébilé Dramé. Selon les informations, la création de ce nouveau front devait intervenir cette semaine.
Il faut rappeler que ces différentes formations politiques avaient tenu la semaine dernière une rencontre pour inviter le président de la Transition, Assimi Goïta de faire tout pour que cette transition soit inclusive.

Lors de ladite entrevue, des ténors de ces formations politiques avaient dénoncé la nomination unilatérale de leur camarade politique, en l’occurrence le porte-parole du M5-RFP, président du MPR, Choguel Kokalla Maïga, en les excluant.

L’on se rappelle de la sortie de Djiguiba Kéita dit PPR, secrétaire général du PARENA pour dénoncer cet état de fait du président Assimi Goïta : « Nous ne serons pas d’accord que les militaires et le M5 se mettent dans un bureau pour décider du sort du pays. Nous disons non à cela. Nous pensons que la transition est une courte période pendant laquelle on doit mettre l’accent sur l’inclusivité. Personne ne doit être exclu. Mais ce qui se passe est tout le contraire. Or, le Mali ne se résume pas au M5 ».

Ces partis politiques réaffirment leur attachement à une transition stable dans le respect strict des engagements pris devant le peuple malien et la communauté internationale. Pour ces différentes formations politiques, la transition doit être consensuelle et doit exclure toute initiative unilatérale ou action unilatérale au risque d’affaiblir la marche de la transition.

Pour ce faire, ils ne cessent de recommander le respect du principe du consensus dans la mise en place de tous les organes de la transition.
En tout cas, ce nouveau groupement en gestation, entend s’ériger comme une sentinelle pour la bonne conduite des clauses de la transition, notamment le respect du délai de la tenue des échéances électorales pour un retour à la normalité.

Aux dernières nouvelles, apprend-on, le porte-parole de l’APR dément la participation de son parti à une quelconque création de groupement politique.
O.D.

 

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