Sécurité Société

Pour dénoncer l’indifférence à leur situation précaire Les administrateurs civils ont battu le pavé hier

Pour la première fois, les administrateurs civils du Mali s’étaient donnés rendez-vous hier jeudi à Bamako pour dénoncer ce qu’ils appellent l’indifférence des autorités  face à leur situation précaire. Ils exigent la libération de tous les otages civils et militaires dans les meilleurs délais.

A l’appel de plusieurs syndicat de la plateforme d’actions commune  regroupant  le Syndicat autonome des administrateurs civils du Mali, le syndicat libre des travailleurs du ministère de l’Administration territoriale, le syndicat des travailleurs des Collectivités Territoriales et le Comité national des agences du développement régional, plusieurs hommes en Kaki ont marché pour exiger « la libération de tous les otages civils et militaires dans les meilleurs délais ».

Ils réclament également, en attendant leur libération, un plan de soutien et une solidarité nationale à leurs endroits à l’ORTM. Les administrateurs civils demandent la satisfaction de ces exigences parce qu’ils estiment que « de 1990 à nos jours, 20 préfets et sous-préfets ainsi que 13 membres de leurs familles  ont été tués par les forces du mal. Et de 2018 à 2020, huit préfets et sous-préfets ont été enlevés par les ravisseurs lorsqu’ils étaient à l’exercice de leur fonction dont Ali Cissé et Drissa Sanogo qui sont toujours en détention ».

Pour la plateforme des syndicats des administrateurs civils, malgré l’enlèvement et la détention illicite de leurs collègues, des otages triés sur le volet ont été  libérés après six mois et deux ans de détention. Ils dénoncent cette politique de deux poids deux mesures à leur encontre par les autorités du pays.

De quoi justifier cette marche des administrateurs civils qui est partie hier jeudi du boulevard de l’Indépendance en passant par la devanture de l’Ecole normale supérieure, du Centre international de Conférences de Bamako jusqu’à la Primature, où les responsables du syndicat de la plateforme d’actions communes ont été reçus par le Premier ministre de la Transition, Moctar Ouane.

Dans la déclaration remise au Chef du gouvernement, les administrateurs déplorent avec la plus grande consternation la non-libération des otages civils et militaires. Aussi, ils expriment leur incompréhension devant ce qu’ils qualifient « de l’indifférence, le mépris et l’absence d’empathie des autorités maliennes face aux désespoirs des otages et les souffrances de leurs familles ». Par la même occasion, ils dénoncent la libération de plus 200 terroristes dont les mains son maculées de sang des Maliens au profit  des otages occidentaux et d’un seul de leur compatriote. Ils pensent que certains citoyens sont privilégiés par rapport à d’autres.

S.D.

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