Société

Mali : Les antifrançais engagés dans un combat sans issue

Alors que l’association Yéréwolo Debout sur les remparts et l’artiste de renommée internationale, Salif Keïta, ont appelé à la mobilisation hier à la Place de l’Indépendance pour exiger le départ de l’armée française, le président de la Transition, Bah N’Daw, leur a infligé un véritable camouflé en réaffirmant le renforcement du partenariat entre le Mali et les forces étrangères.

« Le gouvernement de la transition va renforcer le partenariat avec les forces étrangères : Barkhane, EUTM, EUCAP, G5 Sahel, MINUSMA », a tranché le président de la Transition, dans son discours à l’occasion de la veille de la célébration du 60ème anniversaire de la création de l’armée malienne.

Des propos du président Bah N’Daw qui jettent de l’opprobre sur les détracteurs de la présence de l’armée étrangère au Mali dont celle de la France. Adama Ben Diarra de l’association Yéréwolo, Oumar Mariko du parti SADI, l’ex-député RPM de la commune IV, Moussa Diarra, l’artiste Salif Keïta voire l’activiste panafricaniste d’origine béninoise Kémi Séba et tant d’autres opposés à la présence des forces françaises au Mali sont engagés dans une lutte sans issue.

L’armée malienne gangrénée par la corruption, le manque de formation adéquate et en manque de moyens aériens sophistiqués, efficaces dans la guerre asymétrique, va difficilement tomber dans le piège des antifrançais susmentionnés en soutenant un éventuel projet de départ des troupes françaises. Celles-là, bien que critiquées par les populations maliennes pour sa lenteur à gagner la guerre contre le terrorisme dans le sahel, ont participé aux côtés des FAMa,  à toutes les opérations qui ont conduis à la neutralisation des dangereux Jihadistes dans le centre et le nord du Mali.

La mort du djihadiste déserteur de l’armée malienne, Bamoussa Diarra, la tentative de neutralisation du chef de la Katiba du Macina, Amadou Koufa, la mort d’Abou Iyadh al Tounisi d’Ansar al-Chariaa de Tunisie et de Djamel Okacha alias Yehia Abou al-Hamam, chef de l’Emirat du Sahara et l’un des principaux commandants sont autant de chefs jihadistes qui ont été tués grâce à la puissance de frappe de l’armée française. S’y ajoute les nombreuses opérations conjointes qu’elle a conduites avec les FAMa, lesquelles ayant abouti à la neutralisation et l’arrestation des centaines de terroristes. Le tout couronné par les renseignements que Barkhane et ses alliés européens et américains fournissent aux armés des cinq pays du Sahel et qui permettent à ces armées d’enregistrer des succès contre l’ennemi sur le front. Cette complicité créée entre ces forces françaises et nos armées dans le cadre de la lutte contre le terrorisme est une des preuves qui justifient les propos du Président de la Transition Bah N’Daw qui annonce le renforcement du partenariat avec les forces étrangères.

Les détracteurs de la présence de l’armée française au Mali semblent oublier que notre pays fait partie du groupe des cinq pays du sahel (G5Sahel) dont la France est le premier partenaire dans la guerre contre le terrorisme. Quid à subir de façon permanente la pression interne de la société civile, les autorités de la transition ne prendront jamais la décision de demander à l’armée française de partir au risque de se voir isolés dans la guerre engagée contre l’hydre du terrorisme.

S.D

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