Actualités Société

Libération extra-judiciaire du commandant de la FORSAT par ses éléments : La Synergie des sections syndicales des surveillants de prison dénonce l’acte

La Synergie des sections syndicales des surveillants de prison a animé, le samedi 4 septembre 2021, un point de presse, devant la Maison centrale d’arrêt de Bamako, pour dénoncer la libération forcée, le vendredi 3 septembre, du Commandant de la FORSAT, placé sous mandat de dépôt, dans le cadre des tueries des 10, 11 et 12 juillet 2020, par ses éléments.

Selon les conférenciers, des policiers ont créé un incident devant la Maison centrale d’arrêt de Bamako, dans la journée du vendredi 3 septembre dernier, après l’incarcération du commandant de la FORSAT. Face à cette situation, la Synergie des sections syndicales des surveillants de prison invite les forces de l’ordre à la retenu.

« Nous félicitons et remercions l’ensemble des surveillants de prison en service à la Maison d’arrêt en ce jour pour leur sens élevé de responsabilité, de maturité, car n’ayant pas réagir à de tels actes. Nous interpellons toutes les autorités en charge de cette question de prendre leur responsabilité pour éviter une situation regrettable. Nous invitons également les acteurs d’un tel comportement à la retenue, au sens du patriotisme et du service de la Nation. Qu’ils se rappellent de leur serment et respect de sa philosophie afin de maintenir la quiétude et la sécurité des personnes et de leurs biens », a expliqué la Synergie des sections syndicales des surveillants de prison dans leur déclaration.

En tout cas, les secrétaires généraux des surveillants de prison, notamment le lieutenant-colonel Sory Ousmane Touré, le lieutenant-colonel Abdoulaye Fofana et le lieutenant Daouda Konaté, sont unanimes à ne pas céder à de tels actes qui n’honorent pas notre pays.

Pour rappel, les incidents sont récurrents, ces derniers mois dans la capitale malienne. En juin, juillet dernier, des incidents ont éclaté entre des policiers et la garde nationale. Cet incident a failli crée un affrontement.

Aussi en début août, au quartier de Lafiabougou, des éléments de la Brigade anti-criminalité (BAC) ont pourchassé un véhicule dans les rues dudit quartier. Cette course a fini par tuer un civil par balle.

Après l’incident de la Maison centrale d’arrêt de Bamako, le vendredi 3 septembre, le lendemain samedi 4 septembre 2021, un véhicule du Commissariat de police du 14è arrondissement a aussi failli écraser un motocycliste. Ce dernier serait admis dans un hôpital de la place.

Face à ces multiples incidents des forces de l’ordre, le ministre de la Sécurité et de la protection Civile ainsi que le Directeur général de la Police sont vivement interpellés à prendre toutes les mesures idoines afin que ces genre d’actes ne se reproduisent plus au Mali.

Adama Diabaté

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Résoudre : *
8 + 30 =