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Le Président Macky Sall à propos de la médiation de l’Algérie dans le dossier malien : « Les problèmes de la CEDEAO sont traités par la CEDEAO »

« Les problèmes de la CEDEAO sont traités par la CEDEAO ». Ces propos sont du chef de l’Etat sénégalais, président en exercice de l’UA, Macky Sall, sur une chaîne de télévision, sur les sanctions imposées au Mali. C’était en marge du sommet de l’Organisation continentale, tenu du 5 au 6 févier 2022, à son siège à Addis-Abeba, en Ethiopie.

Selon le Président sénégalais, les sanctions sont l’arme ultime de la CEDEAO. « Jamais la CEDEAO n’a essayé d’emblée de sanctionner le Mali. La CEDEAO a accepté la proposition de 18 mois de la junte. Elle a accompagné la Transition. Même quand, il y a eu un deuxième coup d’Etat, la CEDEAO a dit qu’à cela ne tienne, accompagnons la junte. Il reste 8 mois. Mais lorsque le pouvoir de Transition revient à une proposition de 5 ans, on ne peut pas accepter cela. Si on ne faisait rien, les coups d’Etat allaient se répéter dans quasiment tous les autres pays », a déclaré Macky Sall.

Interrogé sur la proposition de médiation de l’Algérie, le Président sénégalais a très clair : « C’est à la CEDEAO de gérer cette question. Pour le moment, ce n’est ni au Conseil de paix et de sécurité ni à l’UA. Les problèmes de la CEDEAO sont traités par la CEDEAO. L’UA vient en appui, puis les Nations-Unies. Nous serons heureux de recevoir les propositions et de travailler avec eux. Il n’y a pas de préjugé au Mali. Nous ne voulons pas de sanctions au Mali. Ce discours doit être clair ».

Avant d’ajouter : « Pour le Mali, ça fait plus de 20 mois qu’on a accompagné la transition, mais lorsque les autorités militaires ne veulent pas progresser, on utilise les armes de l’organisation ».

Il faut rappeler que le 9 janvier 2022 pour non respect du délais de la Transition, la CEDEAO a imposé des sanctions au Mali qui sont le rappel pour consultations par les Etats membres de l’organisation sous régionale de leurs ambassadeurs accrédités auprès du Mali ; la fermeture des frontières terrestres et aériennes entre les pays de la CEDEAO et le Mali ; la suspension de toutes les transactions commerciales et financières entre les pays de la CEDEAO et le Mali, à l’exception des produits alimentaires de grande consommation, des produits pharmaceutiques, des matériels et équipements médicaux y compris ceux pour la lutte contre la Covid-19, des produits pétroliers et de l’électricité ; le gel des avoirs de la République du Mali dans les Banques centrales de la CEDEAO ; le gel des avoirs de l’Etat malien et des entreprises publiques et parapubliques dans les banques commerciales des pays de la CEDEAO ; la suspension de toute assistance et transaction financières en faveur du Mali par les institutions de financement de la CEDEAO, à savoir : la Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO (BIDC) et la Banque Ouest-africaine de développement (BOAD).

A Diamouténé 

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