Société

JOURNEE INTERNATIONALES DES SOURDS : Sensibiliser sur la culture sourde et la langue des signes

Le Mali, à l’instar de la communauté internationale, a célébré, le mardi 21 septembre 2021, la Journée internationale des sourds.  L’évènement était placé sous le haut patronage de Mme la ministre de l’Education nationale, Sidibé Dedeou Ousmane, accompagnée de son homologue Dr. Harouna Mamadou Toureh, de la Communication et de l’Économie numérique et de la modernisation de l’Administration.

L’objectif de cette journée est de sensibiliser l’opinion sur la connaissance de la culture sourde et de la langue des signes.

Aussi, vise-t-elle à non seulement attirer l’attention de tous sur la présence à nos côtés des malentendants, mais aussi donner plus de visibilité aux sourds-muets ; c’est-à-dire les faire entendre et les faire découvrir leurs potentiels, en vue d’une plus grande inclusion dans la communauté.

Pour le président de l’Association malienne des sourds (AMASOURDS), Benjamin Diarra, cela faisait exactement plus de 10 ans qu’aucun ministre de l’Education ne s’était rendu dans cette école pour voir les réalités du terrain.

« Nous pensions que nous étions dans les oubliettes. Mais avec l’arrivée de cette ministre de l’Education, on sent la volonté d’aider notre association. C’est vrai que beaucoup de problèmes ont été pris en compte, mais d’autres choses restent à faire », a-t-il rappelé.

Pour sa part, le président de la Case des associations (CASA), Drissa Niamba, a vivement remercié l’engagement des autorités de la Transition pour la cause des personnes vivant avec un handicap et particulièrement celle des personnes sourdes.

« Nous avons remarqué qu’ils vivent parmi nous sans être avec nous, car ils regardent notre télévision sans entendre et comprendre ce qui s’y dit. Ils sont confrontés à beaucoup de difficultés de communication pour se faire comprendre dans nos administrations publiques, Centre de santé, Commissariat de police et de Brigade de gendarmerie entre autres », dit-il.

Quant à Mme la ministre de l’Education nationale, Mme Sidibé Dedeou Ousmane, elle a tenu à rassurer la Case des associations. Elle dira que communiquer relève du droit de l’homme.

« Le département de l’Education est engagé pour faire avancer l’éducation des sourds. Nous ne ménagerons aucun effort pour la cause de ces malentendants qui vivent avec un handicap qui n’est pas visible et qu’ils se sentent oubliés. Ce combat concerne tout le monde, c’est un problème transversal qui concerne plusieurs autres départements. La réflexion continue afin que les élèves admis au Diplôme d’étude fondamental puissent poursuivre leurs études dans les écoles. Je vous rassure que la formation des enseignants en langue des signes sera multipliée pour faire face à cette situation », a rassuré la locatrice de l’Education nationale.

Adama Diabaté

 

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