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Insécurité au Mali : plus de 10 morts au centre du pays

Recrudescence de l’insécurité au Centre du pays. Deux attaques simultanées ont touché lundi 6 janvier 2020 une patrouille des Forces armées maliennes à Niono et Yoro dans le cercle de Koro. Selon des sources militaires, il y a eu 10 morts dont 5 civils. Ces attaques interviennent un an après celle qui a fait plus de 37 morts à Koulogon dans la région de Mopti.

Le bilan de la première attaque est de 5 morts, 5 blessés et 4 véhicules détruits. Elle a été perpétrée ce lundi contre l’armée malienne sur l’axe Niono-Alatona. Selon des sources locales, le convoi de l’armée aurait sauté sur un engin explosif improvisé. “L’explosion a été suivie de tirs d’armes automatiques”, ajoutent les mêmes sources.

Cette embuscade a été suivie d’une autre perpétrée par des hommes armés non identifiés dans le village de Pongonon, dans la commune de Koro. Le bilan est d’un mort et un blessé. Selon des sources locales, les échanges de tirs nourris entre le groupe d’auto défense du village et les assaillants ont terrifié les habitants. Les Forces armées maliennes (FAMA), aussitôt informées, ont engagé une poursuite pour retrouver les assaillants.

L’alerte est également au maximum dans la Commune de Yoro, cercle de Koro. Dans cette commune, les attaques se multiplient et les habitants sont inquiets. D’autres se sont déplacés vers la frontière Burkinabè. Selon des sources sur place, l’explosion d’une mine au passage d’une charrette transportant des forains a fait ce vendredi dans la même commune au moins 4 morts, dont deux femmes et 2 enfants.

Selon des témoignages, les routes de cette commune seraient piégées par de nombreuses mines.

A Koulongo, c’est plutôt une relative accalmie un an après le massacre des 37 civils. Toutefois, les déplacés ne sont toujours pas retournés, affirment les autorités communales. Mais les rescapés se disent “sécurisés actuellement par les forces armées maliennes”.

Selon les responsables du service local du développement social, la ville de Mopti compte actuellement plus de dix-sept mille déplacés. Plus de cinq cent autres sont venus de Pignari Bagna dans le cercle de Bandiagara pour se réfugier à Sévaré, entre mardi et dimanche. Ils affirment que les déplacés ont été accueillis et pris en charge par les autorités régionales. Selon Bakary Bengaly, Directeur régional du développement social de Mopti, ces déplacés ont aussi besoin d’assistance en non-vivres, notamment des kits de ménage.

Studio Tamani

 

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