Sécurité

Insécurité au Mali : onze morts dont une décapitation enregistrés cette semaine

Onze morts et plusieurs blessés ont été enregistrés au Centre et au Sud du pays lundi 02 et mardi 03 novembre 2020, suite à des attaques menées par des hommes armés non identifiés. Parmi les victimes, figurent des femmes et des enfants, un homme retrouvé décapité et un imam assassiné dans leurs domiciles. Ces informations sont confirmées par les autorités des localités concernées dans les régions de Ségou, Mopti et Koulikoro.

08 morts et 08 blessés dont des femmes et des enfants. C’est le bilan d’une attaque contre un véhicule de transport survenue mardi 03 novembre 2020 entre Parou et Songobia dans le cercle de Bandiagara, région de Mopti. Des sources locales affirment que l’attaque a été menée par des hommes armés non identifiés. Les mêmes sources indiquent que le chauffeur et d’autres passagers du véhicule sont portés disparus. Les blessés ont reçu les premiers soins à l’hôpital de Bandiagara avant d’être transportés à Sévaré, déclarent les autorités locales.

Quelques heures après cette attaque dans le cercle de Bandiagara, un vieil homme a été décapité dans la nuit de mardi 03 à mercredi 04 novembre au quartier Badialan de Fana, région de Koulikoro. Les circonstances du meurtre ne sont pas encore connues, mais les autorités locales se sont rendues sur place pour constater le drame. Selon les habitants de la localité, ce genre d’assassinat est récurrent dans la ville de Fana depuis quelques années.

Dans la région de Ségou aussi, l’imam de N’debougou, dans le cercle de Niono, a été tué chez lui lundi 02 novembre 2020 par des individus armés non identifiés. Le même jour, un commerçant a également été assassiné à B5 Tiémidéli Koura dans la commune de Toridagako toujours dans le même cercle, confirme un élu local. Ces localités sont situées à une soixantaine de kilomètres de Farabougou. Ce village est encerclé depuis près d’un mois par des présumés djihadistes, malgré la présence des forces armées maliennes dans la zone depuis quelques jours.

La multiplication de ces attaques s’explique par l’absence de l’Etat dans certaines parties du Nord et du Centre du pays, estiment certains observateurs. Toutefois ces analystes n’écartent pas la piste des règlements de compte.

Studio Tamani

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