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INCAPABLE DE RÉSOUDRE LA CRISE MALIENNE : La CEDEAO brandit l’option d’une intervention militaire

Engagée depuis des mois dans la résolution de la crise malienne, la CEDEAO n’ayant pu réussir, du moins à temps, sa mission, brandit l’option d’une intervention militaire au Mali.

Après les évènements du mardi 18 août ayant abouti à la démission du président IBK, l’organisation sous-régionale continue à durcir le ton. La CEDEAO, dans un communiqué, a noté avec une très grande préoccupation la prise de pouvoir par des militaires maliens. « Cette prise de pouvoir intervient dans un contexte de crise socio-politique difficile. En effet, la Cédéao rappelle qu’elle a engagé un  processus de médiation depuis plus de deux mois en vue de trouver une solution à cette crise ».

Face à cette situation, « la Cédéao condamne avec la plus grande fermeté le renversement par des militaires putschistes du gouvernement démocratiquement élu du président Ibrahim Boubacar Kéita ».

Elle dénie catégoriquement toute forme de légitimité aux auteurs du coup de force et « exige le rétablissement immédiat de l’ordre constitutionnel et rappelle aux militaires leur responsabilité sur la sûreté et la sécurité du président Ibrahim Boubacar Kéita et des officiels arrêtés ». L’organisation sous-régionale exige la libération immédiate d’IBK.

Comme si cela ne suffisait pas, la Cédéao suspend le Mali de tous ses organes de décision avec effet immédiat, conformément au Protocole additionnel sur la démocratie et la bonne gouvernance et ce, jusqu’au rétablissement effectif de l’ordre constitutionnel.

Elle décide aussi de la fermeture de toutes les frontières terrestres et aériennes ainsi que l’arrêt de tous les flux et transactions économiques, commerciales et financières entre les pays membres de la Cédéao et le Mali et invite tous les partenaires à faire de même.

La plus surprenante est la demande de la montée en puissance immédiate de la Force en attente de la Cédéao et l’engagement de la Commission de la Cédéao à mettre en œuvre immédiatement un ensemble de sanctions contre tous les putschistes et leurs partenaires et collaborateurs.

Une délégation de haut niveau est attendue à Bamako dans les jours à venir pour assurer le retour immédiat de l’ordre constitutionnel.

  1. Doumbia

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