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GROGNE SOCIALE : L’UNTM en grève de 5 jours à partir de ce lundi

Faute d’entente entre le gouvernement et l’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) autour des revendications, la centrale a entamé une grève de 5 jours ce lundi. La centrale bénéficie le soutien de la Plateforme d’action commune et d’autres syndicats. Durant 5 jours, les services publics et les banques seront paralysés.

Après celle des 18, 19 et 20 novembre 2020 derniers, qui a totalement paralysé les services publics, notamment les impôts, les banques, les assurances, l’administration générale et les douanes, l’UNTM a entamé ce matin une grève de 5 jours. Les pertes financières sont estimées à plus de 7 milliards de F CFA.

Après ce débrayage, l’UNTM a fait des évaluations lors d’une réunion, le lundi 23 novembre à la Bourse de travail. Au cours de la rencontre, les membres du bureau ont décidé à l’unanimité de préparer un nouveau préavis de grève de 5 jours allant du 14 au 18 décembre. Ce préavis a été déposé, le 23 novembre 2020 sur la table du gouvernement.

Les négociations entamées le jeudi et vendredi dernier n’ont pas été concluante : les deux parties n’ont pas trouvé un terrain d’entente. Face à l’échec des négociations, la centrale syndicale a décidé de maintenir son mot d’ordre de grève.

« L’Union nationale des travailleurs du Mali (UNTM) informe les travailleuses et travailleurs ainsi que l’opinion nationale du déclenchement d’une grève de protestation allant du 14 au 18 décembre 2020, suite à l’incapacité du gouvernement de mettre fin aux disparités de primes et indemnités, de grilles indiciaires, ainsi qu’au chômage massif des jeunes, et le non règlement des problèmes des compressés et des partants volontaires à la retraite. A tout cela s’ajoutent les décisions impopulaires qui rendent hypothétique la participation populaire au travaux de la Transition », précise le communiqué de l’UNTM.

Pour cette grève, la centrale bénéfice de l’adhésion de plusieurs syndicats dont le syndicat des greffiers, de la Somagep et la Plateforme d’action commune composé du Syndicat autonome des administrateurs civils (Synac), Syndicat libre des travailleurs du ministère de l’administration territoriale (Syltmat), Syndicat national des travailleurs des collectivités territoriales (Syntract) et le Comité syndical des agences de développement régional du Mali (CS-ADR).

A cet effet, le cahier de charges comporte les mêmes revendications que le précédant préavis. L’UNTM exige du gouvernement l’extinction de tous les accords signés de 2014 à 2020. Il s’agit notamment du règlement des droits des compressés et des partants volontaires à la retraite ; l’octroi à tout le secteur privé du bénéfice des acquis signés entre le Conseil national du patronat du Mali (CNPM), le gouvernement et l’UNTM sur les augmentations au terme d’un chronogramme de payement précis ; la reprise immédiate des travaux de relecture des conventions collectives suspendue.

La centrale exige  aussi l’octroi des indemnités et de prime de spécificités par catégories à tous les fonctionnaires de façon équitable ; la fixation d’un chronogramme d’application immédiate pour répondre en la nécessité de restauration de l’égalité, de l’équité, de la non-discrimination (harmonisation des grilles) comme prônée par la Convention internationale et par l’arsenal juridique malien ; l’extension des nouveaux âges à la retraite à tous les travailleurs selon leur statut et leur catégorie dans le public, ainsi que dans le privé, des ambassades, et singulièrement dans celles aux Etats-Unis et aux contractuels et conventionnaires de l’Etat.

La centrale demande en outre l’amélioration des grilles salariales à appliquer dans le secteur privé ; l’application des mesures pour la réduction de la cherté de vie non respectée par les marchands ; l’utilisation des passerelles entre la fonction publique et la fonction publique des collectivités ; la suspension immédiate des activités des bureaux de placements devenus des entreprises antisyndicales ; la relance du chemin de fer pour la nouvelle année 2021.

L’UNTM exige  l’abrogation de la loi régissant  l’OCLEI et la mise en place légale d’une équipe formée sur les bases des textes ; l’intégration définitive des enseignants communautaires dans la fonction publique des collectivités…

Y. Doumbia

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