Politique

Gestion de la transition : la société civile et les partis politiques en porte-en-faux sur le profil du président de la transition

La société civile et les partis politiques ne font pas l’unanimité sur le profil du président de la transition. Les avis divergent.

La rencontre entre le Comité National pour le Salut du Peuple (CNSP),  la Société civile et les partis politiques qui était prévue le samedi dernier au CICB a été annulée sine die par la junte sans motif. Présents sur les lieux, la société civile, les partis politiques  se sont  prononcés sur la gestion de la transition avec des avis divergents.

La gestion de la transition doit revenir aux civils, dixit Hadeye Maïga, présidente des femmes de la plateforme. « Le CNSP a pris le train en marche, ils doivent se rallier au peuple, ils ne peuvent rien faire sans le M5-RFP.  La transition doit être dirigée par un civil, et la composition du gouvernement se fera avec la société civile et les partis politiques, la société civile et la junte ».

Hamane Touré dit Serpent de la société civile souhaite que le CNSP rende le pouvoir aux civils en conformité avec les propositions de la CEDEAO.

Le président du Parti RDS, Younouss Hamèye Dicko, soutient l’idée d’une transition dirigée par les militaires. « Conscient des difficultés des choses, nous au RDS souhaitions  que le président du CNSP dirige la transition pour éviter toutes les incohérences et difficultés connues en 1991 et 2012. Le temps est court, il doit ne pas y avoir de zizanie au sommet de l’Etat. S’ils réussissent le Mali aura réussi, s’ils échouent, c’est eux qui auront échoué. Il faut qu’ils assument leur responsabilité », prévient-il. Avant de préciser qu’une année de transition comme indiqué la Cédéao est insuffisante  pour la gestion de la transition.

De son côté, le Pr. Clément Dembélé, président de la Plateforme de lutte contre la corruption et le chômage au Mali (PCC) est resté silencieux sur la question de qui va diriger la transition mais s’est penché sur l’objectif recherché. « Cette transition doit nous permettre de poser de nouveaux jalons pour le pays, il faut faire des vraies réformes, impliquer tous les Maliens dans la gestion et dans les prises de décision », espère-t-il.

Moctar Koné

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