Société

FRONT SOCIAL : les surveillants de prison en grève de 240 heures

Face au non-respect du Protocole d’accord, signé le 11 décembre 2020 dernier, la Synergie de la Section syndicale des surveillants de prison (SSSP) a déposé, hier lundi 3 mai 2021, un préavis de grève de 240 heures. Un seul point est au cœur de leurs revendications : l’application immédiate du Protocole d’accord signé entre le gouvernement et la synergie des sections syndicales des surveillants de prison en date du 11 décembre 2020 dernier.

Tous les responsables de la Synergie de la Section syndicale des surveillants de prison, notamment le commandant Abdoulaye Fofana de l’UNTM, le lieutenant Daouda Konaté de la  CDTM et le commandant Ousmane Sory Touré de la CSTM entendent se faire voir dans les jours à venir, si jamais leur revendication n’est pas prise en compte par les autorités de la transition. En effet, ils dénoncent le retard et la lenteur dans la mise en œuvre du Protocole d’accord du 11 décembre 2020 signé entre le gouvernement de la transition et la Synergie des Sections syndicales des surveillants de prison.

Pour les grévistes, après plusieurs mois d’attente, le Comité stratégique de la Synergie de la SSSP vient de déposer un préavis de grève de 240 heures.

Par la même occasion, les secrétaires généraux des différents syndicats des surveillants de prison du Mali exhortent l’ensemble de leurs militants à respecter le principe du service minimal pendant les périodes de grèves. Ainsi, pendant les jours de grève, il est recommandé aux fonctionnaires et cadres de la surveillance des services pénitentiaires et de l’Education surveillée, une présence massive en tenue sur les lieux de travail afin de renforcer le dispositif sécuritaire.

En effet, la grève se manifestera dans les établissements pénitentiaires ainsi qu’il suit: arrêt de visites sociales et familiales ; des extractions judiciaires et administratives ; des transfèrements judiciaires et administratifs ainsi que celui des consultations médicales extérieures, sauf les cas d’urgence. Il en sera de même pour a non-exécution des mandats de justice et des ordres de libération, entre autres.

Adama Diabaté

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