Société

Fin de bicéphalisme à la présidence de la C-SCPC : Le TGI de la CIII désigne un nouvel administrateur

Pour enrayer la crise de leadership au sommet de la Confédération des sociétés coopératives des producteurs de coton (C-SCPC) qui menaçait le climat social et la campagne cotonnière, Souleymane Fomba a été désigné pour gérer les affaires courantes de la faitière et organiser l’assemblée générale élective en conformité avec les textes de l’OHADA relatifs aux coopératives, dans un délai de 6 mois. Ainsi en a décidé le Tribunal de Grande instance de la Commune III du District de Bamako par « ordonnance gracieuse », le jeudi 2 septembre 2021. Une décision qui met fin au bicéphalisme à la présidence de la Confédération des sociétés coopératives des producteurs de coton (C-SCPC) depuis des mois.

En instance, depuis la clôture des Assises sur le coton, tenues du 18 janvier au 8 février 2021, avec comme objectif d’identifier les voies et moyens pour relancer la culture du coton, la crise au sein de la Confédération des sociétés coopératives des producteurs de coton (C-SCPC) a connu son épilogue, le 2 septembre dernier.

En effet, le Tribunal de Grande instance de la Commune III du District de Bamako, par ordonnance gracieuse, a décidé de nommer un administrateur judiciaire à la tête de la C-SCPC afin de préserver l’ordre public, mettant ainsi fin au bicéphalisme qui y prévalait.

Cette décision est saluée par le monde paysan dans son ensemble. La preuve, la semaine dernière, un meeting géant a été organisé à Koutiala, et mis un terme à la confusion créée par les camps de Bakary Koné et Bakary Togola, qui réclamaient chacun la présidence de la C-SCPC.

D’ailleurs, si on s’en tient aux termes de la lettre du ministère de la Santé et du Développement social, dont relève les sociétés coopératives, en date du 6 juillet 2021, ni l’un ni l’autre camp n’est légitime.

En effet, suite à la tenue, le 5 juillet 2021 à Koutiala de l’assemblée générale non autorisée et soldée par la mise en place d’un bureau de la Fédération régionale des sociétés coopératives de producteurs de coton et vivriers dont Bakary Koné est membre, le ministre de la Santé et du Développement social, dans une lettre, a invité les gouverneurs à veiller à ce qu’aucune opération de renouvellement n’intervienne dans leurs circonscriptions respectives et d’en informer les acteurs concernés afin de préserver le climat social.

Mais, contre toute attente, les paysans ont appris, par voie de presse, la tenue d’une assemblée élective à Bamako pour mettre en place un nouveau président de la Confédération, mais en piétinant les textes de l’OHADA régissant les organisations coopératives. Et c’est Bakary Koné qui a été l’heureux gagnant. Et comme si cela ne suffisait pas, les cotonculteurs apprenaient aussi que leur ex-président et candidat malheureux à ladite élection controversée, Bakary Togola, s’est réinstallé dans son fauteuil.

En tout cas, en attendant, de connaître le contenu de l’ordonnance gracieuse, nos sources précisent que le nouveau patron de la C-SCPC relèvera expressément du Tribunal de la Commune III. Il s’agit de Souleymane Fomba, un juriste spécialiste des sociétés coopératives.

Selon un huissier, la décision a été notifiée aux deux Bakary (Koné et Togola) qui revendiquent chacun la présidence de l’organisation paysanne.

 

Le nouvel administrateur va former un bureau restreint, il aura comme mission d’organiser l’assemblée générale élective en conformité avec les textes de l’OHADA en matière de coopératives dans un délai de six mois.

Quant à ses pouvoirs, ajoutent nos sources, ils se limiteront à la seule gestion des affaires courantes.

Pour rappel, les Assises sur le coton, en faveur de la gouvernance des organisations de producteurs, avaient recommandés : la séparation des fonctions des syndicats de celles des unions de coopératives ainsi que l’instauration d’une nouvelle clé de répartition du supplément de rémunération et des frais de fonctionnement du coton graine des structures coopératives au bénéfice des producteurs à la base et la mise en place d’un bureau transitoire, chargé d’organiser de nouvelles élections sur la base des textes de l’OHADA.

  1. Doumbia

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Résoudre : *
1 + 23 =