En un Mot Politique Sécurité

En un mot : Des morts qui fragilisent la transition

Alors qu’on se déchire pour les postes à Bamako, les populations continuent à payer un lourd tribut à l’insécurité. Au cours des deux dernières semaines, ce sont de dizaines de personnes qui ont été tuées, d’autres enlevées et des villages assiégés et affamés. Une détérioration de la situation sécuritaire qui apparaît comme un pied de nez à la junte dont les promesses d’un Mali nouveau et des Maliens désormais sécurisés se sont vite envolées laissant place au partage du gâteau gouvernemental et de certains postes stratégiques. Les morts d’hier de Sokoura et dans le cercle de Bandiagara ainsi que l’étouffement des habitants de Farabougou viennent de rappeler à Assimi Goïta et ses compagnons que la gestion de la transition ne sera pas un long fleuve tranquille. Ils pourront vite faire face à la colère des populations en général et celle d’une partie du M5 prête à en découdre avec eux. Ils sont vraiment attendus au tournant.

DAK

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