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En un Mot Politique

En un mot : Des funérailles qui scandalisent

Ils étaient des milliers de Maliens à veiller dans la nuit du vendredi à samedi à l’aéroport International Modibo Keïta de Bamako Sénou pour accueillir la dépouille de l’ancien chef de l’Etat, Amadou Toumani Touré, arrivée ce samedi 14 novembre vers 4 heures du matin à Bamako, de la Turquie où il est décédé dans la nuit du lundi à mardi dernier.

Ils sont des millions de Maliens à être scandalisés par l’attitude des autorités de la Transition qui tardaient à décréter un deuil national, à mettre les drapeaux en berne et qui s’obstinent surtout à organiser les funérailles dans le cadre exigu de la Place d’armes du Génie militaire à l’ex-Base aérienne.  Même l’annonce d’un parcours funèbre à travers la ville de Bamako ne semblait pas apaiser la colère des Maliens de plus en plus déçus par la Transition. On n’était plus loin d’un ras-le-bol général. Heureusement que le fameux décret instaurant un deuil national de 3 jours a été finalement rendu public hier dimanche, mais, semble-t-il, sous une pression intense des Maliens qui exigent pour ATT des honneurs dignes du rang de l’homme d’Etat, le chantre du consensuel politique, le soldat du développement qu’il était.

D’ailleurs, la famille d’ATT est catégoriquement opposée à un cortège funèbre consistant à promener la dépouille du défunt. Elle a proposé au pouvoir à ce que la dépouille de l’illustre disparu soit installée à un endroit public connu de tous pour d’éventuels recueillements des Maliens. Encore une fois, le pouvoir, disons la junte a opposé une fin de non-recevoir à cette volonté de la famille d’ATT. Laquelle s’en remet à Dieu comme les Maliens d’ailleurs.

DAK

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