Politique

Echiquier politique : Nouhoum Togo lance l’Union pour la sauvegarde de la République (USR)

Depuis le samedi 10 juillet 2021, le Mali compte un nouveau parti politique, à savoir : l’Union pour la sauvegarde de la République (USR), présidé par Nouhoum Togo, ancien responsable du Mouvement citoyen et du Parti pour le développement économique et social de l’ex-défunt Président ATT ; et ex-chargé de communication du défunt chef de file de l’opposition. La cérémonie officielle de lancement a eu lieu à l’hôtel Radisson de Bamako.

C’était en présence de nombreux représentants de partis politiques, des anciens camarades de lutte au sein de l’Association des élèves et étudiants du Mali (AEEM) du président de l’USR, Nouhoum Togo, des invités e marque ; ainsi que des militants et sympathisants du benjamin des partis maliens.

Selon la présidente de l’USR-Femme et représentante de l’USR-Diaspora, Saran Camara, l’USR est le parti des femmes, « qui se sont réunies pour le Mali, qui se sont battues pour être enfin entendues et nous les Maliens de l’extérieur qui ne ménageons aucun effort pour que le Mali retrouve sa fierté d’antan, son honneur et rétablir l’intégrité territoriale et tous ces jeunes dévoués qui, à travers les réseaux sociaux et autres moyens, n’hésitent pas à manifester leur mécontentement pour notre pays qui traverse une crise multidimensionnelle, incompréhensible et surtout très mal gérée et qui n’a que trop durer. Cependant, l’espoir renait avec l’USR. Nous avons montré que nous aimons notre chère nation ».

Et de poursuivre : « Nous prônons un Mali uni dans une Afrique épanouie. Nous tendons la main à tous les Maliens de tous bords. Ceux qui ont regretté leurs mauvaises gestions, ceux qui n’ont jamais été aux affaires et aspirent à un Mali démocratique, en un mot tous ceux qui croient qu’il existe une solution pour le Mali ».

Quant au président du parti, Nouhoum Togo, il dira « Dès ses débuts, l’USR s’est inspirée de la Charte de Kurukanfuga. Nous nous sommes rassemblés autour de ses idéaux qui sont le dambé, le yèrèdon et l’union. Et nous nous sommes servis des nouvelles technologies pour nous retrouver, pour nous parler et enfin pour nous mettre ensemble. Des Maliens de l’intérieur et ceux de l’extérieur se sont retrouvés de ce fait pour construire, se construire et se connaitre davantage afin de pouvoir parler du Mali, de leur Mali et de son futur. Un Mali que nous poussons vers un développement harmonieux et dans une gouvernance qui respecte nos valeurs propres. Nous voulons le Mali qui nous honore, sans être fermés aux autres ».

Aussi, a fait savoir son président, le choix de la création du parti l’USR est une grande réponse faite à l’endroit du peuple du Mali par rapport à ses questionnements incessants.

« L’objectif recherché est de proposer le parti du Malien aux Maliens. Celui qui servira le dambé, qui rehaussera le hôronya, et qui se battra pour l’union sacrée de tous les fils de notre bien-aimé Mali. Il est arrivé le temps de nous ressaisir, de nous reprendre pour faire profiter les fils du Mali des immenses potentialités dont regorge le pays. Nous devons nous battre farouchement et ensemble contre toutes ces adversités qui nous empêchent d’avancer vers l’espoir, vers l’espérance », a-t-il souligné.

Par ailleurs, le président de l’USR dit apporter son soutien à la Transition, par conséquent favorable à la mise en place d’un organe unique pour la gestion des élections qui, pour lui « sera un instrument qui permettra au Mali d’avoir des élections crédibles indispensables au renforcement de la démocratie ».

La cérémonie a été marquée par les interventions des représentants des partis politiques et des anciens camarades de lutte de l’AEEM de Nouhoum Togo.

« L’USR viendra enrichir le paysage politique malien dans un contexte difficile, marqué par une crise politique, sécuritaire et sanitaire dans une transition, qui peine à trouver ses marques », a souligné Adama Tiémoko Diarra, représentant de l’ADEMA-PASJ.

Pour sa part, le secrétaire à la communication de l’URD, Me Demba Traoré, « a salué la loyauté, la fidélité, la détermination, l’engagement de Nouhoum Togo auprès de feu Soumaïla Cissé, président de l’URD », décédé en décembre 2020.

« Nous, les anciens de l’AEEM, nous sommes interpellés aujourd’hui face à la situation de notre pays. Nous nous sommes battus avec Nouhoum Togo pour l’avènement de la démocratie dans notre pays, une démocratie, qui a des insuffisances que nous devons tous corriger ensemble. Si Nouhoum décide de conquérir le pouvoir, à travers la création de son parti, nous lui souhaitons bonne chance », dira Eric Mody Koité, au nom des anciens de l’AEEM.

 

  1. Diamouténé

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée.

Résoudre : *
30 − 21 =