Société

DEMOLITION DANS LA ZONE AEROPORTUAIRE : La coalition des chefs de village somme le gouvernement d’arrêter

Les chefs de village de Kalabancoro, Gouana, Sénou, Niamakoro, Faladié et Sirakoro ne sont pas favorables aux démolitions à outrance dans la zone aéroportuaire. Ces autorités coutumières ont adressé une correspondance au président de la Transition demandant l’arrêt immédiat de l’opération.

L’information a été donnée hier dans la zone aéroportuaire, lors d’une assemblée générale de la Coordination des associations des déguerpis de Niamakoro Diallobougou (CADN). C’était en présence des représentants des différents chefs de village.

Si dans un communiqué co-signé par les ministres des Affaires foncières, de l’Urbanisme et de l’Habitat et celui des Transports et des Infrastructures, les autorités préviennent les occupants de la zone aéroportuaire que les opérations de démolition des occupations illicites n’ont pas cessé et que le gouvernement est déterminé à les poursuivre pour conserver la certification de l’Aéroport international-Président Modibo Kéita/Bamako-Sénou, les déguerpis et les chefs de village se donnent désormais la main pour faire face aux autorités.

Aux dires du représentant du chef de village de Kalabancoro et porte-parole de la coordination des chefs de village, Madou Simbo Traoré, les autorités administratives n’ont pas respecté leurs engagements vis-à-vis des autorités coutumières. « A la demande du président Modibo Kéita, les chefs de village de Kalabancoro, Gouana, Sirakoro, Niamakoro et Faladié ont donné l’espace aéroportuaire aux autorités. Mais la superficie convenue est largement dépassée », précise le porte-parole.

Selon Traoré, les autorités n’ont pas le droit de chasser les autres résidents autorisés par les chefs de village et surtout ceux qui ont des documents officiels délivrés par les autorités. Il a aussi déploré la politique de deux poids deux mesures concernant l’occupation de la zone aéroportuaire. « On chasse les pauvres et au même moment donne 5 ha à Toguna. Ce dernier vaut-t-il mieux que les autres Maliens ? », s’interroge Traoré.

Le porte-parole de la coordination des chefs de village annonce qu’une correspondance a été adressée au président de la Transition. Dans cette missive signée par les chefs de village de Kalabancoro, Gouana, Sénou, Niamakoro, Faladié et Sirakoro, il est demandé à Bah N’Daw de faire arrêter immédiatement l’opération de démolition, d’indemniser les victimes et de mettre en place une commission regroupant les autorités et les déguerpis afin de tirer la situation au clair.

  1. Doumbia

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