Société

DEF-2020 : Les sujets ont fuité

L’épine dorsale du développement d’une nation est son système éducatif. Pour poser les jalons d’un Mali nouveau, tous les regards étaient tournés vers l’organisation et le déroulement du DEF (Diplôme d’Etude Fondamentale). Malheureusement, les Maliens ont assisté à une fuite généralisée des sujets. Ce qui va porter un coup fatal à l’espérance des Maliens qui aspirent à un Mali nouveau si les responsabilités ne seront pas situées. Pour beaucoup de Maliens, c’est une belle occasion pour les nouvelles autorités de transition pour jeter les bonnes bases du nouveau Mali tant souhaité par le peuple.

Les épreuves du DEF émaillées par ces nombreuses régularités et ayant pris fin hier mercredi 14 octobre 2020, des opinions se lèvent pour dénoncer cette mauvaise organisation de la part des autorités.

Pour Salia Guindo, parent d’élève, la fuite des sujets du DEF au Mali est devenue une tradition et à la fois une tragédie pour l’avenir des futures élites. « Je suis vraiment triste pour le futur de mon pays, chaque année, les sujets sont sur la toile mondiale (internet). Qui est coupable et qui est victime ? Exemple, je connais une commune où le maire est chargé de l’éducation mais ne sait ni lire ni écrire. Je confirme que chaque année au centre d’examen où je surveille, les sujets nous parviennent sous scellés. Alors d’où viennent les sujets en fuite ? J’invite les nouvelles autorités à reprendre ces examens car les enseignants sont démoralisés », déclare M. Guindo. Pour cela, la justice doit être au rendez-vous pour le Mali nouveau en situant les responsabilités.

Pour Issa Ongoïba, directeur d’une école privée, tout bon enseignant devrait s’abstenir de traiter les sujets à la place des candidats comme l’avait dit le ministre de l’éducation nationale, Pr. Doulaye Konaté en ces termes : « chers collègues ceux qui vous demandent un coup de main pour les candidats sont les premiers à vous rejeter en cas de problèmes dans les espaces publics. Alors faites extrêmement attention pour le Mali nouveau ».

Selon une source dans le CAP de Nioro du sahel, il a été constaté sur la liste un candidat qui n’était ni un candidat libre ni un candidat régulier. Et le président du centre n’a trouvé d’autres justificatifs qu’ils ont été acculés d’accepter ce dernier. Ce favoritisme illustre à suffisance l’attitude des lycanthropes de la hiérarchie scolaire au Mali.

Moribafing Camara

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Résoudre : *
52 ⁄ 26 =