Société

CULTURE DE MENTHE SUR LA ROUTE DE L’AÉROPORT: Le cri de cœur des jeunes maraichers

Sur la route de l’Aéroport de Sénou, à la sortie de  Niamakoro Diallobougou, ils sont nombreux à vivre du maraîchage, notamment de la culture de la menthe. Face à la menace des ordures et de la pénurie d’eau, les acteurs lancent un SOS aux autorités pour une solution urgente.

Pour ces maraîchers, les dépôts anarchiques des ordures qui envahissent leurs cultures et qui pollue les eaux d’arrosage deviennent une problèmatique inquiétante. Nous avons fait un tour pour en savoir d’avantage sur le quotidien de ces jeunes jardiniers juste à la sortie de Niamakoro Diallobougou, route de l’Aéroport de Sénou.

Souleymane Coulibaly, jeune jardinier de menthes : « c’est pour pouvoir subvenir à nos besoins que nous faisons ce travail, car c’est le seul travail que nous avons appris. Comme tout travail, nous rencontrons très souvent des difficultés, surtout des problèmes d’eau et de la gestion des ordures ».

 

Maïmouna Diarra, maraîchère: «  Nous n’avons que ce seul travail, et c’est ce travail qui nous permet d’assurer le prix de condiments et aux besoins de nos familles. Moi, personnellement mon mari ne travaille plus, il a perdu son boulot depuis très longtemps, c’est grâce à ce travail que je me démène petit à petit pour couvrir les dépenses familiales. Au cours de ce travail, je peux affirmer que les difficultés que nous rencontrons sont les problèmes d’eau surtout en période de canicule. Nous invitons les autorités et des bonnes volontés à nous venir en aide afin que nous développions  notre travail ».

Quant à Fatoumata Traoré, en plus des problèmes d’eau, elle se plaint du dépôt  d’ordures que certaines personnes font dans leurs jardins. «  Nous  avons de sérieux problèmes d’eau, les puits tarissent tôt, donc pour avoir de quoi arroser nos plantes, c’est tout un problème. Aussi, on a des ordures un peu partout, des gens viennent jeter leurs déchets et s’en vont sans être inquiétés. On a tout fait, rien n’a changé», a-t-elle regretté.

Ousmane Ouologuem, lance un appel aux autorités : «  Nous sommes des maraîchers qui essayent de vivre honnêtement de notre métier mais nous sommes contraints par des individus mal intentionnés qui viennent jeter des ordures dans nos enclos polluant les eaux dans les alentours dont l’odeur nous est insupportable. On a une association nommé H.D.M, mais malheureusement, elle  n’a pas assez d’influence. Je lance un appel  aux autorités pour qu’elles nous viennent en aide, qu’elles sachent que c’est à cause de l’extrême chômage  que  nous  les jeunes de Niamakoro Diallobougou, menons cette activité, donc que les autorités  portent un regard sur nous et qu’elles nous viennent en aide. C’est  un cri de cœur  », a-t-il ajouté.

Amadou Cheick  Tall   stagiaire

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