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Crise politique au Mali : Le changement est irréversible

Le vent du changement qui a commencé à souffler le 22 mars 2012 continue toujours de souffler en ce mois de juillet 2020.

En mars 2012, la Cédéao et certains acteurs politiques du Mali ont bloqué le processus de mutations sociales et politiques qui avait été engagé par les jeunes militaires.

Mais, ils ont oublié que la roue de l’histoire tourne et va continuer à tourner dans le sens et le rythme imposés par l’histoire elle-même.

Donc le mouvement de contestation amorcé par le M5-RFP est un événement qui va dans la continuité du processus historique du changement de la société humaine. A vouloir l’arrêter par des subterfuges est un véritable leurre.

Les acteurs politiques de la mouvance présidentielle et les autorités au pouvoir ont intérêt à accompagner cette métamorphose sociale et politique, sinon la prochaine étape pourrait être terrible pour eux. En effet, l’ouragan qui se prépare n’épargnera rien sur son chemin.

La synergie entre les différentes forces de contestation composées de mouvement islamo-politique, des acteurs expérimentés de la scène politique et de la société civile va donner du fil à retordre au pouvoir en place qui n’a pas encore pris au sérieux les revendications populaires.

La classe politique actuelle est désuète et périmée. Elle a besoin de se recycler et de renforcer les capacités politiques de ses composantes.

Les partis politiques doivent se remettre en cause et engager un processus de rajeunissement de leurs dirigeants.

Quant à la médiation de la Cédéao, les pays membres n’ont pas du tout compris le sens de ce mouvement populaire. Le sens de leur combat est de mettre fin à la mauvaise gouvernance, à la corruption à ciel ouvert, l’injustice et la délinquance financière qui ont court au Mali. L’enjeu n’est pas seulement électoral, la crise est plus profonde que cela. La frustration a atteint un tel niveau qu’il a suffi de la faute grave de la Cour constitutionnelle pour déclencher la contestation populaire.

Chaque pays membre de la Cédéao doit tirer les enseignements nécessaires pour anticiper sur le mouvement populaire qui peut intervenir dans n’importe lesquels des pays et à n’importe quel moment.

Donc, il revient maintenant au président IBK de comprendre que rien ne pourrait être comme avant. Le peuple malien est assez mature pour se laisser faire. Le président IBK doit ouvrir ses yeux et regarder objectivement la réalité en face. Ce ne sera ni dans les fausses accusations, ni dans le mensonge qu’il trouvera son salut. Le peuple malien est debout et la conscience populaire ne va plus reculer et IBK a intérêt à descendre des nuages et mettre ses pieds par terre.

Mahmoud Dicko est la conscience du peuple et le peuple conscient va le soutenir jusqu’au bout. Il n’a aucune intention de faire du Mali une République islamique. Ses intentions sont nobles pour libérer le peuple malien de la dictature clanique du président IBK et de sa famille.

Les accusations qu’il porte contre Son Excellence l’imam Mahmoud Dicko, ne sont que des propos d’un homme éperdu qui ne sait plus à quel saint se vouer

Le mensonge ne passera pas et le peuple malien va s’assumer pour mettre fin à la crise de notre pays, il veut chercher protection auprès de ses pairs de la Cédéao. Il a commis la plus grosse faute politique de sa vie, en voulant mettre de l’huile sur le feu au lieu d’éteindre le feu avec de l’eau.

Les hostilités sont à nouveau engagées entre le pouvoir et le M5-RFP. La victoire finale appartient au peuple conscient du Mali.

Bamako, le 27 Juillet 2020

Yacouba Coulibaly

Administrateur des postes à la retraite

Kalabancoura

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