Société

CRIME SUR LA COLLINE DE BADALA : La crédibilité de l’AEEM mise en cause

L’affrontement entre des étudiants survenu le lundi dernier ayant occasionné la mort d’un étudiant continue d’alimenter les débats.

Considéré comme une association de défense des intérêts des élèves et étudiants, le comportement de certains leaders décrédibilise le comité AEEM dont l’illustration a été le dernier affrontement entre des étudiants de l’IUG pour le contrôle du comité AEEM.

Des vidéos mises en ligne montrent l’extrême violence des étudiants. L’image a suscité la colère au sein de l’opinion.

« Le Mali ne mérite pas ça, une barbarie d’autres époques. Franchement les autorités doivent mettre fin au règne de l’AEEM. La preuve est que l’AEEM a perdu sa crédibilité depuis quelques années. Et cela aux yeux des plus hautes autorités. Cette association est devenue le nid des délinquants. Rares sont les membres de l’AEEM qui s’adonnent aux études aujourd’hui. Donc, le mieux serait de dissoudre cette association afin de mettre un peu d’ordre dans l’espace scolaire », s’indigne Yanoussi Tembély, étudiant à la FDPRI.

De même, Moussa Keita partage cet avis. Pour lui les plus hautes autorités sont responsables des violences qui se passent au sein de nos campus universitaires.

« Je ne comprends pas comment cela peut arriver dans une université. Depuis quelques années, les universités sont devenues les théâtres de violences. Il est grand temps de mettre de l’ordre dans les écoles. Pratiquement chaque année, les universités connaissent des morts à chaque renouvellement du bureau. Et souvent, je me pose la question si toutefois les membres de l’AEEM ne sont pas à la solde de nos autorités », s’interroge-t-il.

Pour Seydou Coulibaly, chef de famille, l’Etat doit prendre ces responsabilités pour mettre fin à ces violences au sein de nos universités.

« Pour mettre fin à la violence dans nos universités, il faut obligatoirement dissoudre l’AEEM. Les responsables des classes pourront bien défendre les causes des élèves et étudiants. Nos universités n’auront pas de tranquillité tant que les autorités ne prennent pas cette situation à bras le corps », propose Seydou Coulibaly.

Adama Diabaté   

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