Education

CONCOURS NATIONAL MISS SCIENCES : susciter la culture des matières scientifiques chez les filles

Le ministère de l’Education nationale, en partenariat avec le Bureau de l’UNESCO-ISESCO au Mali, a procédé, hier jeudi 2 septembre 2021, à l’hôtel Radisson Blu de Bamako, au lancement du concours national « Miss Science 2021 » qui concernera les filles des classes de 3e, 6e, 8e et de la 10e année.

L’évènement était placé sous la présidence de Mme Sylla Fatoumata Cissé, conseiller technique au ministère de l’Education nationale. Elle avait à ses côtés, la représentante de l’UNESCO au Mali, Mme Dicko Oumou Dicko et la Secrétaire générale de la Commission nationale malienne pour l’UNESCO et l’ISESCO, Pr. Diallo Kadia Maïga.

La troisième édition du concours « Miss Sciences » concernera les classes de 3e, 6e, 8e et de la 10e année.

Ainsi, les filles seront choisies à partir de leurs notes en sciences. Elles doivent avoir une moyenne supérieure ou égale à 14/20 en mathématiques, en sciences physiques, en chimie et en biologie.

Son objectif est de susciter l’intérêt des jeunes femmes et adolescentes pour les disciplines scientifiques et favoriser leur orientation vers des filières et des carrières scientifiques dans le but de valoriser les STEM dans les écoles.

Dans son intervention, la secrétaire générale de la Commission nationale malienne pour l’Unesco et l’ISESCO, Pr. Diallo Kadia Maïga, dira que l’organisation de ce concours permettra non seulement aux filles de s’inscrire davantage dans les filières scientifiques au niveau de nos écoles, mais contribuera au renforcement du renouvellement du personnel scientifique au Mali par des femmes scientifiques bien formées et prêtes à booster la science.

« Les femmes professeurs d’enseignement secondaire sont de 3 295 tandis que les hommes 19 958 et à l’enseignement supérieur, elles sont de 14% contre 86% d’hommes. Ces dernières années, pas de classe de série S1 dans les grands lycées, faute d’élèves. En plus, il y a un déficit criard de professeurs dans les matières scientifiques et techniques », a-t-elle déploré.

Selon Pr. Diallo Kadia, ce concours a été motivé par la recherche de stratégies et de mécanismes adéquats en vue de renverser la tendance en tenant compte que les mathématiques et les sciences sont des atouts majeurs pour gagner le pari du développement durable.

Pour la représente du Bureau de l’UNESCO au Mali, Mme Dicko Oumou Dicko, cette troisième édition du concours est une nouvelle opportunité pour les jeunes filles du Mali. Car, il s’agit de veiller à ce que les femmes participent pleinement au développement du pays. Elle a lancé un appel à tous les partenaires de s’unir pour la cause des jeunes filles.

Pour sa part, Mme Sylla Fatoumata Cissé, conseiller technique au ministère de l’Education nationale, le Mali a d’énormes potentialités scientifiques qui ont besoin d’être exploitées et mises au service du développement.

Pour elle, il est important de prendre des initiatives en vue d’améliorer l’engouement des filles et des femmes pour les matières scientifiques et les encourager à embrasser des filières y différentes.

« Tous les experts du monde sont unanimes sur le fait que la science et la technologie sont le moteur du développement et que la femme est l’avant-garde de l’avancement du monde et cela dans tous les domaines y compris celui de la science », a conclu le conseiller technique au ministère de l’Education nationale.

Elle a profité de l’occasion pour réitérer ses encouragements aux membres du Comité scientifique à qui elle demande toute la rigueur pour la réussite de cette importante activité.

Adama Diabaté    

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