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Changement Politique : les Maliens partagés sur la gestion de la Transition

La situation de la crise malienne a pris une autre tournure depuis le renversement du pouvoir par les militaires. Les Maliens ne font pas l’unanimité autour de la question à savoir si c’est un civil ou un militaire qui va diriger la transition.

La majeure partie de la population malienne a apprécié le renversement du régime d’IBK par la junte militaire, et salue cet acte qu’elle qualifie d’héroïque. Concernant la gestion de la transition qui pourrait probablement être dirigée par un militaire sur une durée qui peut s’étaler sur trois ans, l’avis des Maliens est mitigé sur ce point saillant sur la gestion du pays. Pour Hamza B. Sow, un jeune cadre, pense que l’armée à la tête de la transition qui s’étalera sur 3 ans est une bonne chose. Pour lui, les militaires achèveront le reste du mandat du président déchu. Il soutient que pour la bonne tenue d’un tel événement avec un bon gouvernement de transition, les élections libres, transparentes et effectives sur toute l’étendue du territoire seront faisables entre 18 et 30 mois. Avant d’ajouter que le  gouvernement doit être composé, par mérite, de militaire mais également de technocrates afin de maintenir l’équilibre et la transparence. A cela s’ajoute Amadou Diallo, un étudiant qui estime que la gestion est mieux avec les militaires. « Je préfère qu’un militaire dirige la transition. Le pacte qui lit les citoyens aux hommes politiques contient de nos jours beaucoup de tâches. Nous voulons que le blason soit redoré, c’est pourquoi j’opte pour que les militaires prennent la tête du pays pour la transition. Cela permettra aux hommes politiques de créer à nouveau un pacte social avec la population », déclare-t-il. Par contre, Amadou Diarra, un menuisier, pense que la place de l’armée est dans la caserne. « La transition est mieux gérée par les civiles, l’armée doit se focaliser sur sa mission principale qui est la protection des Maliens et de leurs biens. Leur place se trouve dans les casernes », exprime M. Diarra. Cette idée est partagée par Maïmouna Samaké, une étudiante, qui pensent que les militaires doivent laisser la place aux civils pour la gestion de la transition. Ils peuvent participer au gouvernement et non le diriger.

Pour mener à bien cette transition, le comité national pour le salut du peuple CNSP doit concerter tous les fils du pays pour une transparence dans la gestion.

Moctar Koné

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