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CAMPAGNE NATIONALE DE LA PLANIFICATION FAMILIALE : La réduction de la mortalité maternelle et néonatale au cœur des débats

Après le lancement virtuel de la Campagne nationale en faveur de la planification familiale, 16e édition, le 16 septembre dernier par le secrétaire général du ministère de la Santé et des Affaires sociales, la sous-direction planification familiale était face à la presse le vendredi dernier. Objectif : booster le taux de prévalence contraceptive de 16 à 30 % d’ici à 2023 à travers la sensibilisation et la communication à l’endroit des utilisateurs des produits contraceptifs.

La conférence de presse était animée par le directeur général adjoint, Dr. Abdoulaye Guindo, et la sous-directrice planification familiale, Dr. Traoré Aminata Cissé. Il s’agissait de faire l’état des lieux de la planification familiale au Mali en général et de la 16e édition de la Campagne nationale en faveur de la planification nationale en cours en particulier.

Pour le DGA, Dr. Abdoulaye Guindo, l’objectif de la campagne, c’est de renforcer les activités de routine de la planification familiale au Mali, accessible dans les confins du pays. A l’en croire, la planification occupe une place prépondérante dans la réduction drastique de la mortalité maternelle et néonatale, très élevé dans notre pays.

La sous-directrice PF, Dr. Traoré Aminata Cissé, a informé la presse des activités prévues dans cette campagne dont le thème est : « L’engagement communautaire, un moyen efficace pour booster la planification familiale au Mali ». Parmi les activités, on peut citer l’organisation de caravane, la sensibilisation des populations surtout les adolescents, l’offre de service, la gratuité des intrants et la supervision dans cinq régions du pays.

Pour Mme Traoré, l’objectif de cette campagne est de booster le taux de prévalence contraceptive de 16 à 30 % d’ici 2023, à travers l’accroissement du nombre de nouvelles utilisatrices de la planification familiale. Elle s’est réjouie des taux engrangés ces dernières années, puisque notre pays affichait un taux très bas dans les années 2006 (6,6 %). Selon elle, la planification familiale est un moyen efficace pour assurer la bonne santé et le bien-être de la femme, des nouveau-nés, de l’enfant et des familles.

Dr. Traoré a plaidé pour la matérialisation de la gratuité des services de la planification familiale, accordée en faveur des réformes de la santé sous le régime d’IBK.

Les défis à relever ont été également évoqués par les organisateurs, il s’agit, entre autres, à travers la PF, de réduire considérablement la mortalité maternelle et infantile, d’afficher « zéro besoin non satisfait en offre de service PF », accroitre l’accès et la qualité de services PF, d’augmenter le fonds alloué à la planification pour l’atteinte des objectifs, de briser les tabous, etc.

Il faut noter que les besoins importants non couverts en matière d’offre de services de planification familiale étaient encore de l’ordre 26 % l’année dernière en dépit de l’existence de la loi 02-044 relative à la santé de la reproduction, promulguée le 24 juin 2002.

O.D.

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