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CAMP DE KATI : Le ballet des opportunistes

De l’arrestation d’IBK, le 18 août, par les militaires à nos jours, une colonne de véhicules V8 est visible dans l’enceinte de la caserne militaire de Kati. Des cadres, hommes d’affaire montent les escaliers pour être parmi les heureux bénéficiaires de la nouvelle ère qui s’ouvre.

L’opportunisme est, malheureusement, un caractère chevillé au corps de certains Maliens. Ces dinosaures sans état d’âme, sont prêts à tous les sacrifices pour se faire une place au soleil.

Si l’intervention des militaires pour mettre fin au régime d’IBK est largement appréciée par nos compatriotes, l’arbre ne doit pas cependant cacher la forêt, car les attentes et les défis sont nombreux pour la junte. Il s’agit notamment de remettre le pays sur les rails à travers une bonne transition civile et l’organisation des élections.

Cependant, les membres du Comité national pour le salut du peuple (CNSP) ont du pain sur la planche face aux nombreuses sollicitations des opportunistes qui envahissent leurs locaux.

De l’arrestation d’IBK et son gouvernement à nos jours, des cadres, des hommes d’affaires et commerçants se dirigent vers Kati. Des dizaines de véhicules V8 sont visibles nuit et jour dans l’enceinte et aux alentours du camp. Ils montent les escaliers et les travées de la caserne en quête des postes et contrats juteux et d’influence.

Malheureusement, ces opportunistes ignorent certains détails. Premièrement, les putschistes ne sont pas partants pour conduire la transition. Ils préfèrent confier la tâche aux civils pour se consacrer à leurs taches régaliennes de défense des personnes et leurs biens.

Deuxièmement, les locataires de Kati sont bien avertis du passé et surtout du régime d’IBK déstabilisé à cause de la mauvaise gouvernance, le clientélisme, le favoritisme…

Troisièmement, la junte va sûrement tirer de leçons du cas d’Amadou Haya Sanogo et ses complices afin de ne pas tomber dans les mêmes erreurs. Avertie, la junte saura éconduire les opportunistes de tout bord et faire de la réussite de la transition une priorité. Ces mêmes dinosaures sont capables de pousser les militaires à rester au pouvoir. Ce qui serait une erreur fatale.

En attendant, les vrais acteurs à savoir la classe politique et la société civile, la bousculade se poursuit à Kati. Chacun s’y rend pour sa cause et non pour le Mali.

Aux dernières nouvelles, la junte semble comprendre les intentions des envahisseurs. Dans un communiqué, « le CNSP a constaté que certaines personnes de bonne volonté tentent de l’approcher pour lui apporter d’éventuelles aides ou appuis financiers. Le CNSP les remercie pour leur bonne foi et leur demande humblement d’arrêter de telles pratiques ».

Que Dieu sauve ce cher pays !

  1. Doumbia

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