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Banankabougou : La rue 776 baptisée « Bin-Carré » 

A l’issue de deux mois de lutte pacifique et légale visant à redorer l’image de la rue 776 du quartier Banankabougou en Commune VI du district, ternie par la présence anarchique  et illégale des bars “Colisée”, “Douly” et “Tolo”, devenus des haut-lieux de débauche, le collectif des habitants  de ladite rue ont, à la faveur d’une soirée de prêche, le 15 juin 2019, baptisé leur rue Bin-Carré.

Ils étaient des centaines d’hommes, de femmes et de jeunes réunis samedi soir pour le prêche organisé à l’occasion de la cérémonie de baptême de la Rue 776 du quartier de Banankabougou. Depuis hier soir la rue 776 du quartier Banankabougou en Commune VI du district, qui fait face à la Bolé Femme, s’appelle « Bin-Carré ».

Le prêche de baptême était animé par d’éminents imams. Il s’agit du grand imam de la mosquée de Banankabougou, Békaye Kounta, des prêcheurs Cheickna Diawara, Mamadou Konaté, Bandiougou Doumbia et d’autres personnalités politiques et confessionnelles. Ces prédicateurs ont, tour à tour, développé des versets coraniques qui interdisent la fabrication, la vente, la promotion, le transport et la consommation de l’alcool. Ils ont salué le noble combat mené par le collectif des habitants des familles de la désormais «  Bin-Carré » de Banankabougou ayant abouti à la fermeture des trois bars dans ladite rue.

L’honorable Bafotigui Diallo, député élu en Commune VI, a exprimé sa joie après l’aboutissement de leur lutte. “Actuellement, je suis ému après l’aboutissement de notre lutte que nous avons entamée il y a longtemps. Les promoteurs des bars avaient bravé l’interdiction de la mairie. Nous avons saisi la direction nationale du tourisme qui a décidé de fermer simultanément les trois bars. C’est une victoire pour la jeunesse de « Bin-Carré » qui a su mener cette lutte dans la légalité”, a-t-il déclaré.

Pour l’imam Cheickna Diawara, “notre rue était devenue un lieu de consommation d’alcool, de prostitution, de vente de drogue. Les jeunes ont décidé de mettre fin à ce phénomène. Dieu merci, leur lutte a abouti. Nous sommes ici ce soir pour remercier Dieu de nous avoir aidé à nous débarrasser de ces lieux de débauche parce que le combat mené par les habitants de cette rue est un noble combat qui s’inscrit également dans le cadre de la religion”, a-t-il renchéri.

Markatié Daou, habitant de Bin-Carré depuis 1991 s’est réjoui de la fermeture des bars qui ternissait l’image de ladite rue.  “Cette rue portait le nom de plusieurs bars, nous avons changé cela pour donner un nom qui répond aux aspirations des habitants. Nous nous sommes retrouvés ce soir avec des leaders religieux et communautaires, des femmes, des jeunes pour célébrer cela. C’est une opération de salubrité des mœurs et des comportements parce nous cohabitions avec des bars illégalement installés, nous ne voulions plus  de cela dans notre rue, raison pour laquelle nous avons fait toutes les démarches administratives légales pour aboutir aujourd’hui à la fermeture définitive de ces bars par la mairie de la Commune VI. Nous avons toujours dans notre rue une maison qui abrite des étrangers anglophones qui sont des recalés de voyages sur l’Europe. Le comportement de ces étrangers commence à heurter l’hospitalité malienne de leurs voisins de notre rue. Nous avons demandé aux autorités communales de prendre des dispositions pour mettre fin à cette situation”, a-t-il ajouté.

Le chroniqueur, Mohamed Youssouf Bathily dit Ras Bath, également présent à la cérémonie de baptême, a salué le patriotisme des habitants de « Bin-Carré » à travers leur combat dans la légalité contre la dépravation des mœurs. Il a dénoncé la prolifération des bars et des maisons de prostitution, la consommation du Tramadol et d’autres drogues dans notre pays. Selon lui, ces phénomènes mettent en danger l’avenir de notre pays.

Rappelons que depuis des années, la vie des habitants de « Bin-Carré »  du quartier Banankabougou en Commune VI du district de Bamako était sérieusement et constamment perturbée par l’implantation massive des bars.

Dans cette rue, il y avait  la présence effective de trois bars et la transformation en cours d’un jardin d’enfant dénommé “Jardin le Paradis des enfants” en un bar avec des chambres de passe. Ces bars étaient situés à proximité des établissements d’enseignement allant de la maternelle au secondaire qui sont fréquentés par la couche la plus fragile de la population du quartier de Banankabougou plus précisément celle de la rue « Bin-Carré ».

Abdrahamane Diamouténé

 

 

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