CHEICK SIDI DIARRA
Politique Société

Annonce « d’Assises nationales de la refondation » Cheick Sidi Diarra s’interroge sur leur pertinence

A la faveur de son tout 1er Conseil de cabinet, le dimanche 13 juin 2021, le Premier ministre, Choguel Kokalla Maiga, a décliné ses priorités qui s’articulent autour de 6 axes majeurs dont le vaste et ambitieux chantier de réformes politiques institutionnelles. A ce sujet, il a annoncé l’organisation « très prochainement des Assises Nationales de la Refondation » (ANR).

Le président du Comité d’organisation du Dialogue national inclusif (DNI), Cheick Sidi Diarra, émet, dans un post publié sur sa page Facebook, des interrogations sur l’utilité de la tenue prochaine de cette rencontre qui ne va aboutir aux mêmes conclusions que le DNI qui avait regroupé toutes les forces vives de la nation, en décembre 2019.

Cet ex-haut cadre onusien, qui défend contre vent et marée les résolutions assorties du DNI, se dit surpris par l’annonce du Premier ministre. « C’est surprenant de vouloir organiser des Assises Nationales de la Refondation en ce moment précis de notre démarche », s’étonne-t-il.

Pour Cheick Sidi Diarra, « envisager organiser des Assises nationales de la refondation reviendrait exactement à ce que le DNI a déjà réalisé en décembre 2019 ».

Et poursuit son argumentation : « l’organisation de nouvelles assises va nécessiter au moins 6 mois pour sillonner toutes les communes. Ce qui, du moins, saurait très difficile à réaliser pendant le reste de 9 mois de la transition ».

Évoquant aussi l’impossibilité de tenir ces « ANR » devant aboutir réformes institutionnelles réclamées à cor et à cri pour faire le diagnostic des causes de la crise multidimensionnelle, il avance l’argument comme quoi « il est très difficile de mobiliser des ressources matérielles et humaines pour organiser ces assises à un moment où la demande fétiche est la réduction du train de vie de l’Etat ».

Et l’ex fonctionnaire onusien de corroborer ses inquiétudes en rappelant les propos tenus par le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta : « la transition va procéder à une mise en œuvre judicieuse des conclusions du DNI ». Alors « Que fait-on de cet engagement ? », a-t-il lance.

Pour lui, il serait plus judicieux de mettre tout simplement en œuvre les conclusions du DNI, et d’apporter des mesures correctives.

Pour rappel, l’organisation des ANR est une revendication chère au Mouvement du 5 juin-Rassemblement des forces patriotiques, devenu par la force des choses, le nouvel allié des militaires qui ont pris le pouvoir le 18 août 2020.

En tout cas, le dernier mot revient au colonel président de la Transition qui doit décider s’il faut « procéder à une mise en œuvre judicieuse des conclusions du DNI » ou organiser « très prochainement des Assises Nationales de la Refondation » (ANR).

Seydou Diarra

 

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