Société

AFFAIRE DE NOTRE CONFRERE BIRAMA TOURE : L’ancien Directeur général de la DGSE aux arrêts

Après le mandat d’arrêt international émis par Interpol à l’encontre de Karim Keïta, l’affaire dite de la « disparition de notre confrère Birama Touré » vient de connaitre un nouveau rebondissement, hier jeudi 29 juillet, avec l’arrestation de l’ancien directeur général de la Sécurité d’Etat, en l’occurrence Moussa Diawara.

Hier jeudi, le parquet de la Commune IV du District de Bamako, sous la houlette d’Idrissa Hamidou Touré, a placé sous mandat de dépôt l’ancien DG de la Sécurité d’Etat, Moussa Diarra, après l’avoir l’entendu.

Selon les informations judiciaires, l’ancien patron de la SE au moment des faits, Moussa Diawara, est cité dans l’affaire pour complicité d’enlèvement de l’ex-journaliste de l’Hebdomadaire « Le Sphinx » d’Adama Dramé, toujours en exil en France suite à cette affaire.

Les mêmes sources judiciaires rapportent que Birama Touré était séquestré dans les locaux de la DGSE. Avant de préciser que le Général Moussa Diawara ayant appris la nouvelle aurait sanctionné les auteurs de ce deal.

En tout cas, l’affaire se corse avec cette arrestation du Général Moussa Diawara même si rien n’a encore bougé concernant la « notice rouge » d’Interpol diffusée à la demande d’un juge d’instruction du même du Tribunal de la Commune IV contre Karim Kéita qui a commis un pool d’avocats dont parmi Me Kassoum Tapo.

Après Moussa Diawara, l’un des officiers supérieurs cité dans l’affaire, en l’occurrence Cheick Oumar N’Diaye, pourrait faire lui aussi objet d’une convocation du parquet de la Commune IV. Même si ce dernier a également fait une publication, où il écarte son implication dans cette affaire de disparition de Birama Touré.

Et pourtant, M. Dramé, ex-patron de Birama, cite Cheick Oumar N’Diaye et plusieurs hauts gradés de l’armée, proches à l’époque de Karim Kéita.

Il faut noter que Mamadou Touré, le patriarche des familles fondatrices de Bamako, non moins père biologique de Birama Touré, privé de son fils depuis 6 ans, sollicite le concours de toutes les bonnes volontés pour élucider cette affaire. Il l’a fait savoir, il y a quelques jours, devant la presse à la faveur d’une conférence de presse. « Je vous demande de m’aider à retrouver mon fils quel que soit l’état dans lequel il sera », avait lancé le patriarche Touré, entouré pour la circonstance des représentants des familles fondatrices de Bamako. En tout cas, la famille se réjouit de la procédure entamée et espère que la vérité éclatera pour bientôt dans cette affaire pendante depuis 5 ans devant la justice malienne. Ainsi pour ce faire, la famille fondatrice entend se constituer en partie civile pour la bonne conduite de cette affaire.

Me Kassoum Tapo qui clame l’innocence de son client devra se battre pour convaincre le parquet qui est déterminé à mettre toute la lumière sur cette affaire de disparition de notre confrère Birama Touré. Après le Général Moussa Diawara, à qui le tour ?

Affaire à suivre

O.D.

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