Politique Société

AFFAIRE CNPM : A quand la fin de l’imbroglio ?

La crise de leadership né du renouvellement du bureau du Conseil national du patronat du Mali (CNPM) a sérieusement affecté le secteur privé. La justice qui avait pris une décision annulant l’ordonnance gracieuse du principal challenger à Mamadou Sinsy Coulibaly, Diadié dit Amadou Sankaré, peine à être exécutée.

La crise de leadership née du renouvellement du bureau du CNPM en septembre 2020 est loin de connaître son épilogue. Bien que la justice, dans un premier temps, ait pris la décision d’annuler l’ordonnance gracieuse du principal challenger à Mamadou Sinsy Coulibaly, Diadié dit Amadou Sankaré. Le contentieux du CNPM n’est pas toujours vidé. Le délibéré du procès dans l’affaire de l’élection du président du CNPM a été fixé de nouveau au 15 février 2021. Les deux camps souhaitent que la date choisie soit la dernière. Rien n’est sûr, puisque malgré l’annulation de l’ordonnance gracieuse donnée à Diadié dit Amadou Sankaré pour occuper les locaux du CNPM, les choses ne bougent toujours pas. Toutes les tentatives de conciliation sont restées vaines. Cette situation impacte sérieusement le secteur privé malien en proie à une double crise sécuritaire et sanitaire.

Selon des observateurs, les conséquences de cette mésentente pour le secteur privé sont la perte de crédibilité et d’influence, le déficit de la défense des intérêts du secteur privé, des pertes quant aux acquis syndicaux, l’absence de débats économiques, le déficit de stratégies économiques, la démobilisation des investissements et la marginalisation du secteur privé.

Si la transition doit impérativement faire face à la crise politique et sécuritaire, cependant, elle ne doit pas occulter la crise du monde des affaires. Puisque le secteur privé est un maillon essentiel pour l’économie nationale.

Le souhait des acteurs aujourd’hui, est de voir le bout tunnel le 15 Février 2021. Car la lenteur du dossier prolongera le calvaire des opérateurs économiques. C’est pourquoi, une frange importante des faitières arrive même à proposer un collège transitoire pour sortir le Conseil national du patronat du Mali de cette impasse.

Moctar Koné

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