RPM : Des cadres fâchés avec le président IBK menacent de claquer la porte

Au cours de la dernière rencontre des cadres du bureau politique nationale du parti RPM, certains cadres n’ont pas hésité à taper du poing sur la table concernant la tournure de la mise en place du bureau de l’Assemblée nationale. Ces cadres, qui se sentent trahis par IBK, menacent de cesser tout soutien au régime, voire de démissionner du parti.

 

Si les élections législatives 2020 ont été marquées par des contestations des résultats, le choix du président de l’Assemblée nationale et la manière de constituer le bureau de l’hémicycle ont sûrement laissé des traces au sein du parti présidentiel.

Le choix de la famille présidentielle a eu raison de la volonté du parti. Désigné par le parti RPM comme candidat au Perchoir, l’honorable Mamadou Diarrassouba a vu son rêve brisé en plein jour. Le choix du président IBK est porté sur l’honorable Moussa Timbiné, une manière de désavouer le bureau politique nationale de son parti présidée par Dr. Bocary Tréta.

Comme cela ne suffisait pas, beaucoup de cadres du parti RPM ont été humiliés lors de la composition du bureau de l’Assemblée nationale. Parmi ces cadres ont peut citer Baber Gano, secrétaire général du parti, Issiaka Sidibé, ancien président de l’Assemblée nationale, Abdrahamane Niang, président de la Haute cour de justice, Mamadou Diarrassouba, ancien questeur de l’Assemblée nationale. Ces personnalités qui devraient avoir des postes stratégiques au sein du bureau de l’Assemblée ont été mises à l’écart.

Un complot qui serait minutieusement préparé par le fiston national, Karim Kéita. En un mot, le parti a été pris en otage par « un gamin », ce qui n’est pas du goût de certains membres fondateurs du parti.

Au cours de la dernière rencontre du bureau politique national du parti, le président Tréta a demandé aux cadres d’oublier les guéguerres des législatives pour se concentrer sur le soutien au président IBK. Sur place, certains ont tapé du poing sur la table pour exprimer leur colère contre le président IBK.

Selon ces cadres dont Nancoma Kéita, le président IBK n’a pas respecté le parti. Aux dires de Nancoma Kéita, ancien ministre de l’Environnement sous le président ATT, IBK doit assumer les conséquences de son choix car ils ne sont plus prêts à le soutenir dans ce contexte de trahison. D’autres menacent de démissionner du parti dans les semaines à venir. Malgré les nombreuses tentatives de Moussa Timbiné pour calmer les mécontents, la tension est toujours vive au sein du parti.

A cet effet, les législatives ont sérieusement fragilisé le parti et il sera difficile de panser ses plaies. Mais en politique rien n’est sûr car il s’agit d’une question d’intérêt.

  1. Doumbia

Soyez le premier à commenter

Poster un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.


*