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Soumaïla Cissé, président de l'URD et chef de file de l'oppostion. © facebook/Soumaïla Cissé.

MASSACRES AU CENTRE, PROROGATION DU MANDAT DES DEPUTES, DIALOGUE POLITIQUE… : Le FSD se radicalise

Le Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD) dirigé par le chef de file de l’opposition, l’honorable Soumaila Cissé désapprouve la gouvernance actuelle. Le regroupement politique a fait part ses inquiétudes sur les massacres au centre du pays, la prorogation du mandat des députés et le dialogue politique. C’était à la faveur d’une conférence de presse.

Le Front pour la sauvegarde de la démocratie se radicalise de plus en plus face à l’évolution de la situation sociopolitique du pays. Le regroupement de Soumaila Cissé dénonce l’approche de la gouvernance pour ramener la paix et réussir les réformes politiques et institutionnelles en cours.   Cette conférence se tient, selon le FSD, au lendemain du drame de Sobane-Da, mais aussi, coïncidence terrible, avec la publication du Rapport de la Minusma sur un autre drame, celui de Koulongo, qui stigmatise la faiblesse des enquêtes, l’absence de dialogue et la persistance de l’impunité.

« Au cours du 1er trimestre 2019, le Rapport trimestriel, publié avant le drame de Sobane-Da fait le bilan suivant : 67 soldats maliens tués et 51 blessés, 4 casques bleus tués et 12 blessés, 43 combattants armés tués et 17 blessés, 333 civils tués et 175 blessés. Nous notons aussi les arrestations sélectives d’activistes à qui on reproche diffamations et injures », explique Soumaila Cissé.

La détérioration de la sécurité dans le centre du pays a de quoi nous  alarmer, car, l’ampleur de la violence a atteint des seuils jamais vus dans notre pays, et les évaluations contradictoires du gouvernement rajoutent à la confusion, dit-il.

« Aujourd’hui, l’insécurité a atteint un seuil intolérable qui menace la survie voire l’existence même de notre pays. La vie est devenue presque impossible dans les ¾ de notre pays. Malgré tous les efforts de nos Forces armées et de leurs partenaires, l’insécurité s’amplifie au point où la sécurité des personnes et de leurs biens est devenue la priorité des priorités. C’est pourquoi, nous disons, qu’en dépit de tous les efforts de nos Forces armées et de sécurité ainsi que de leurs partenaires, il est grand temps que le gouvernement sorte des incantations pour faire de la sécurité des personnes et de leurs biens une priorité réelle, pas du faire-semblant… », ajoutera-t-il.

 

Pour la stabilité politique, M. Cissé dira que la démarche n’a pas été inclusive. « La longue quête de cet accord politique a connu des moments importants, notamment la rencontre entre le président de la République et le Chef de file de l’opposition politique suivie d’autres rencontres avec plusieurs responsables politiques, ainsi que les discussions engagées par le Premier ministre autour du document élaboré par le FSD. In fine, sans aucune information préalable, et de manière discourtoise pour ses rédacteurs initiaux, ce document a été remplacé par un autre texte où était purement et simplement biffée toute la partie relative au « Partage de responsabilités ». Il a également été vidé de sa substance dans une partie importante de la Feuille de route. De plus, le nouveau texte comporte, dans son préambule, des affirmations inexactes… »

Vent débout contre la prorogation !

Décidée par le Conseil des ministres extraordinaire du vendredi 7 juin 2019, la prorogation du mandat des députés est d’abord une violation grave de l’Accord Politique de gouvernance mais aussi et surtout une négation des prérogatives du Dialogue Politique Inclusif, selon le FSD. « Dans le chapitre I de l’Accord politique de gouvernance, l’Article 2, Alinéa 5, indique clairement que le Programme d’actions du gouvernement sera articulé autour des axes suivants: l’organisation de consultations référendaires, des élections législatives, locales et régionales dans les délais convenus lors du dialogue politique inclusif.

Nonobstant cette disposition claire, le gouvernement ôte au dialogue tout pouvoir de connaître de la date des élections législatives en imposant son propre agenda », déplore le FSD. Pour eux, une telle violation par le Gouvernement de ses propres engagements sur une question aussi substantielle nous édifie sur sa conception instrumentaliste du Dialogue « Politique » Inclusif.

Me Tall recadre !

Le président du CNID Faso Yiriwa ton, Me Mountaga Tall est revenu sur l’accord politique de gouvernance. « Quand des personnes de bonne foi ont dit qu’il faut impérativement mettre dans l’accord politique de gouvernement que si nous signons Soumaïla  Cissé restera néanmoins chef de file de l’opposition parce qu’il est clair  qu’on ne peut pas être à la fois dans le gouvernement et dans l’opposition à plus forte raison en être son chef de file. Je témoin devant Dieu qu’il a clairement dit n’évoquons jamais cette question ça ne m’intéresse pas. J’ai été obligé de dire: être dans l’opposition n’est ni un souhait, ni une vocation ni une ambition. Être dans la majorité ou dans l’opposition relève des résultats d’une élection. Puisqu’il n’y avait d’accord sur tout cela,  on avait le choix entre deux choses : y aller pour y aller ou pour soi ou refuser d’y aller pour le Mali. Nous avons fait le choix de ne pas d’y aller pour le Mali ».

Pour Dr Choguel Kokala Maiga, Konimba Sidibé, Djibril Tangara ont tous réagit dans ce sens.

Bréhima Sogoba

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