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Soumeylou Boubèye Maïga, Prémier ministre et président du parti ASMA lors d'une rencontre avec des jeunes à l'hôtel palace. Ph Maliki Diallo.

Le Premier ministre doit-il rester ou partir : les internautes se prononcent

Depuis la grande marche du 5 avril à l’appel de l’Imam Mahmoud Dicko et du Cherif de Nioro du Sahel, le débat s’enflamme sur la toile entre partisans et ceux qui sont contre le départ de Soumeylou Boubèye Maiga à la tête du gouvernement.  Voici quelques réactions !

Harouna Sidibé, Economiste

La logique voudrait qu’il s’en aille. À sa place, depuis le massacre d’Ogossagou, je rends le tablier. Il ne faut pas se croire irremplaçable.

Boubacar Koumaré, Enseignant

Ma réponse est claire : avec lui, aucun espoir de rassembler les Maliens autour de l’essentiel n’existe. Il est l’incarnation d’une crise de confiance sans pareille entre gouvernants et gouvernés au Mali. Vous savez pourquoi ? Car l’épine dorsale de sa politique, de sa façon de faire, c’est ” diviser pour mieux régner “.

Comment voulez vous qu’un pays, qu’une nation, qu’un peuple qui n’a d’autre choix que d’avoir comme sursaut de survie, une unité retrouvée pour faire face aux défis du moment puisse s’en sortir avec un Monsieur spécialiste de la division ?

Quand le président est sur la mauvaise voie, le PM doit redresser intelligemment. Mais SBM ne fait qu’aggraver la torpeur d’IBK. Son immobilisme face à la situation très précaire du pays. Avec lui on va droit au mur et surtout plus vite. IBK doit ouvrir les yeux et recouvrir ses esprits, car on va lui aussi contraindre à changer de cap.

Ahmed Sidibé, Malien de la diaspora

Ces gens qui réclament son départ n’ont pas d’arguments solides. Le Cherif de Nioro est qui pour dicter ses lois ? Une république dans une république ?

Quant à la mouvance présidentielle, Tréta croit être le mieux placé pour le poste de Premier ministre. C’est pour cela qu’il sabote les actions de tous les Premiers ministres. Tréta est le premier opposant du régime depuis la formation du premier gouvernement en 2013. Les autres opposants qui demandent sa démission ne font que jouer le rôle d’opposants dans une République démocratique. Sinon, tout le monde sait qu’on ne doit pas le faire partir parce que Nioro du Sahel ne veut pas de lui au poste de Premier ministre. Ouvrons nos yeux sinon, ce pays sera ingouvernable, et cela n’arrange personne (opposition, majorité et ceux qui se réclament centristes).

Aboubacar Doumbia, Enseignant

Que Boubèye parte ou reste, une chose est sûre : le Mali est éternel. Il importe de se rappeler de tous ceux que nous avons décrié et qu’en un laps de temps, on acclame ensuite avec ferveur. L’histoire nous en édifiera davantage. Qui pouvait croire que le Malien aurait fêté les anniversaires de Modibo Keïta, sollicité les bénédictions du Général Moussa Traoré, posé le tapis rouge pour accueillir ATT? Cherchons à résoudre réellement les problèmes du Mali.

Aboubacar Sidiki Fomba, homme politique

Cette motion de censure de nature spontanée, est une offensive traduisant la rupture entre le Président et sa majorité présidentielle. C’est un désaveu et une mise en cause de la responsabilité politique du gouvernement. Elle est aussi la manifestation de la colère du RPM contre le Président sous forme de pression. Quelles peuvent être les conséquences ?

La première conséquence peut-être liée à la réussite de cette motion de censure, dans ce cas le président peut procéder à la dissolution de l’AN. Ensuite il sera dans l’obligation d’organiser les élections législatives dans les 21 à 40 jours. Ou bien, compte tenu de la situation, il peut mettre en place une assemblée constituante pour ouvrir la voie à une conférence nationale inclusive pouvant aboutir à la 4eme République.

Au pire des cas, le Président peut se faire exposer à une insurrection populaire. En cas d’échec à la motion de censure, les frustrés du parti RPM peuvent agrandir le rang des opposants ce qui n’est pas profitable également au président de la république et pouvant déstabiliser également le pouvoir en place.

En conclusion, le premier ministre doit prendre toute sa responsabilité pour démissionner même si le président insiste. Il fera alors le prix de la paix et de l’entente. Le temps restera le grand maître.

Rassemblés par Oumar B. Sidibé

Aumali.net

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