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Sambou Wagué, ministre de l'Energie et de l'Eau. © Ph : Facebook/ministère de l'Energie et de l'Eau

Le ministre de l’Energie confirme la démission du DG de l’EDM : “il n’arrivait pas à piloter”

Précédemment annoncée par aumali.net, la démission du directeur général de l’Energie du Mali (EDM SA), Amadou Diarra, vient être confirmée par le chef du département de tutelle. Selon le ministre de l’Energie et de l’Eau,  Sambou Wagué, le DG démissionnaire,  n’arrivait pas  à piloter » la société.

C’est officiel. Le directeur général de l’EDM a démissionné de son  poste, le lundi 4 mars 2019. C’est du moins ce qu’a confirmé à aumali.net par téléphone, le ministre de l’Energie et l’Eau, Sambou wagué.  « Il est libre de présenter sa démission et je n’ai pas à refuser une démission. Il a démissionné parce qu’il n’arrivait pas à piloter la société », a justifié le ministre Wagué. “Il y a une facture qu’il ne parvient pas payer depuis longtemps”, a soutenu le ministre.

Selon des informations, Amadou Diarra aurait démissionné suite à l’élection du ministre de l’Energie et de l’Eau à la présidence du Conseil d’administration de la société. Un fait qu’il aurait jugé contraire à la loi. Interrogé sur cette question, le ministre Sambou Wagué a affirmé son élection comme président du conseil d’administration de l’EDM le Samedi 2 mars.

« L’EDM est une société publique. Ce n’est pas interdit à un ministre être élu président du conseil d’administration d’une société. D’ailleurs, Il y a beaucoup de ministres qui sont présidents du conseil d’administration des structures rattachées à leur département », s’est-il défendu.

Que dit la loi ?   

Sur la question, la Constitution du Mali est on peut plus clair. L’article  58 la loi fondamentale interdit aux membres du gouvernement d’occuper des postes du genre. “Les fonctions de membres du gouvernement sont incompatibles avec l’exercice de tout mandat parlementaire, de toute fonction de représentation professionnelle à l’échelle nationale ou locale, de tout emploi public ou de toute activité professionnelle et lucrative. Une loi organique fixe les conditions dans lesquelles il est pourvu au remplacement des titulaires de tel mandat, fonctions ou emplois. Le remplacement des membres du Parlement appelés au Gouvernement a lieu conformément aux dispositions de l’article 63”, précise l’article 58.

En plus de la Constitution, le décret Décret n° 91 – 132 / P-CTSP portant statut particulier des administrateurs des établissements publics à caractère industriel et commercial et des Sociétés d’Etat interdit le poste de l’administrateur aux membres du gouvernement.  “La fonction d’administrateur des Sociétés d’Etat et Etablissement public à caractère industriel et commercial est incompatible avec les professions ou qualités suivantes : Membre du gouvernement, de l’Assemblée nationale, Membre du bureau national d’un parti ou d’une association politique, Membre de la Cour suprême, Contrôleurs d’Etat, Magistrat en activité, Gouverneur de région, Inspecteurs des Inspections ministérielles, Membres de la Commission de suivi des contrats de performance, Membre du bureau national d’un syndicat, Officiers ministériels”, stipule l’article 3 dudit décret.

En somme, le ministre de l’Energie et de l’Eau et beaucoup de ses collègues piétinent les lois de la République pour se retrouver à la tête des Conseils d’administration des sociétés qui relèvent de leur compétence.

Maliki Diallo 

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