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Une enseignante à la marche des syndicats des enseignants à Bamako, le 6 mars 2019. © Ph : Facebook/Ali24.

Dommages collatéraux du blocage de salaire : des cas de décès et de divorces chez des enseignants

Le blocage injuste de salaire des enseignants, depuis deux mois, commence à laisser des traces dans plusieurs familles. Des cas de décès, faute de moyen de traitement, et surtout le choix de certaines femmes de lâcher leur mari en plein tempête, sont signalés.

Face à la grève à répétition des enseignants qui réclament l’amélioration de leurs conditions de travail, le gouvernement et le collectif des syndicats de l’éducation ont engagé un bras de fer qui coûte cher aux deux parties. Faute d’entente autour des différents points de revendications des enseignants, les écoles fondamentales et secondaires publiques restent fermées.

En lieu et place de la retenue de salaire sur les grévistes que l’article 87 du code de travail reconnait, le gouvernement de Soumeylou Boubeye Maïga en a décidé autrement. Sur l’ordre du Tigre, le ministre de l’Economie et des Finances, Boubou Cissé, a opté pour la stratégie de l’étouffement en bloquant purement et simplement le salaire de tous les enseignants. Une stratégie dangereuse qui heurte à la détermination des enseignants.

Le collectif mécontent de cette décision a purement suspendu les négociations jusqu’au payement des deux mois de salaires bloqués injustement.

Dans ce bras de fer, les dommages collatéraux sont énormes de part et d’autre. Du côté du gouvernement, l’école est paralysée et le spectre d’une année blanche plane. Une mauvaise image pour les plus hautes autorités auprès de leurs partenaires techniques et financiers. Du côté des enseignants, deux mois sans salaire n’est pas sans conséquences.

Il nous revient de dénombrer des cas sociaux inquiétants. Faute de moyen pour le traitement, trois cas de décès d’enfants dont les pères sont des enseignants ont été signalés déjà. De plus, certaines femmes incapables d’endurer ce moment difficile avec leur mari, ont préféré claquer la porte. Une dizaine de cas de départ d’épouses dans les familles enseignantes sont recensées dans la ville de Bamako. Ce chiffre risque d’augmenter si la situation persiste. Les enseignants prennent le PM et Boubou Cissé pour responsables de tout ce qui s’ensuivra  dans les prochains jours.

Après la marche d’hier des enseignants sur toute l’étendue du territoire, la reprise des négociations prévue ce vendredi à partir de 15 h est conditionnée au déblocage préalable des deux mois de salaires retenus. Quelle que soit la durée du bras de fer, les enseignants se montrent déterminés.

Y. Doumbia

Aumali.net

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